Bernard Noël reste président d'une commission

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Le conseiller Bernard Noël avait admis sa culpabilité devant la Commission des affaires municipales du Québec.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

S'il a accepté de quitter la barre de l'arrondissement de Jonquière, le conseiller municipal Bernard Noël s'accroche à son poste de président de la Commission municipale des sports et loisirs.

C'est ce qu'a confirmé le Service des communications de Saguenay, en réponse à une question formulée par Le Progrès-Dimanche.

Bernard Noël a récemment plaidé coupable devant la Commission municipale du Québec (CMQ) de s'être rendu en France grâce à une subvention versée par Promotion Saguenay. Le fait que Bernard Noël conserve son titre de président de la Commission des sports et loisirs est d'autant plus étonnant que les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés à l'époque où il était président de la Coupe des nations.

Le voyage lui a permis d'assister à une étape du tour de France en compagnie de membres de sa famille. Il avait omis de rembourser les frais de déplacement de son épouse et de sa fille.

Poussé vers la porte

Bernard Noël n'a pas eu le choix de remettre sa démission à l'arrondissement puisque l'ensemble de ses collègues conseillers la réclamait. Il a ainsi dû renoncer à une prime annuelle de 15 000$, versée en supplément de son salaire de conseiller. Les présidences de commissions sont assorties d'une enveloppe annuelle d'environ 3000$.

Par contre, si un président d'arrondissement préside des commissions, il ne touche que l'allocation versée pour son rôle à la tête de l'arrondissement.

Il n'a pas été possible de connaître les intentions de Bernard Noël au sujet de son avenir politique d'ici aux élections de 2017. Il a déjà signifié qu'il ne se représenterait pas l'an prochain.

La chef de l'ERD et conseillère municipale, Josée... (Archives Le Progrès-dimanche, Mariane L. St-Gelais) - image 2.0

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La chef de l'ERD et conseillère municipale, Josée Néron

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L'ERD veut une enquête sur la répartition des postes

L'Équipe du renouveau démocratique veut déposer une résolution au prochain conseil de ville afin de réclamer la tenue d'une enquête indépendante sur la répartition de postes clés au sein d'organismes de Saguenay, particulièrement ceux nécessitant une reddition de comptes.

Le parti d'opposition aimerait qu'un expert en gouvernance vienne analyser les façons de faire de l'administration du maire Jean Tremblay, le tout dans l'optique d'assurer une saine gestion des finances publiques et de rétablir la confiance de la population envers les élus.

Interrogée dans le dossier Bernard Noël, la conseillère municipale et chef de l'ERD, Josée Néron, qui siège également à la Commission des sports et loisirs de Saguenay, a confié qu'elle tentera de déposer un projet de résolution au début de juin. Reste à savoir, a-t-elle fait valoir, si le maire le lui permettra.

Mme Néron croit qu'il est grand temps que quelqu'un se penche sur l'octroi de postes de contrôle au sein de structures clés. Elle rappelle la nomination de Fabien Hovington comme directeur général de la Société de gestion de la Zone portuaire quelques jours après sa défaite électorale en 2013. Le dossier de Bernard Noël, qui a admis avoir indûment utilisé des fonds publics pour faire un voyage, justifie la nécessité et l'urgence d'agir, pense la conseillère.

«En très peu de temps, on a deux personnes proches du maire qui ont pu flouer le système et partir en voyage à Nice. On a permis à l'une de ces personnes d'occuper un poste clé au sein d'un OSBL financé par les structures de la Ville. Ensuite, on permet à l'autre, qui s'est elle-même déclarée coupable d'avoir utilisé des deniers publics, de demeurer en poste. Le maire aurait dû dire ''c'est impossible''. Un maire se doit d'avoir une rigueur sans faille. Il doit poser les gestes requis», estime Josée Néron. La conseillère pense que Bernard Noël faciliterait grandement les choses s'il remettait lui-même sa démission.

Gouvernance

Josée Néron juge qu'il est impératif d'aller au fond des choses pour enfin découvrir ce qui a failli dans la structure de Promotion Saguenay pour que deux histoires de ce genre éclatent au grand jour en une si courte période.

«À Saguenay, on a de sérieux problèmes avec la gouvernance. La gouvernance, c'est une science administrative. Si on applique les règles, on s'assure qu'il n'y a pas de conflits d'intérêts. En ce moment, on a quelqu'un qui occupe à la fois la fonction de président de Promotion Saguenay et de maire de la ville. Il est l'emprunteur et le banquier en même temps», poursuit-elle.

Quant aux diverses commissions municipales, Josée Néron rappelle que l'administration en place n'a pas consulté l'ensemble des élus le moment venu de nommer les présidents.  «Les gens ont tous été placés là», termine le chef de l'ERD.

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