Un partenariat entre Alma et Rome

Le maire de la Ville d'Alma, Marc Asselin,... (Photo courtoisie)

Agrandir

Le maire de la Ville d'Alma, Marc Asselin, en compagnie de la mairesse de la Ville de Rome (NY), Jacqueline M. Izzo.

Photo courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laura Lévesque
Le Quotidien

Alma et Rome, dans l'État de New York, comptent travailler main dans la main dans le développement de l'industrie du drone.

Le maire Marc Asselin et son homologue américaine, Jacqueline Izzo, viennent de signer une entente de collaboration économique à long terme, en marge de la mission économique menée par l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

Les deux municipalités, qui misent sur les drones pour assurer le développement de leur milieu, s'engagent à accueillir les entreprises provenant de l'autre ville, en plus de leur fournir de l'information et établir des contacts avec les organismes et entreprises de leur municipalité respective.

«On s'attendait à une telle entente, car on avait travaillé le dossier en coulisse. Mais on est très satisfait de la concrétisation de ce partenariat. Nos deux municipalités ont des économies respectives qui misent sur les mêmes secteurs, notamment celui du drone. Sur place, on a constaté qu'Alma était bien avancé en matière de drone. On a des équipements modernes. Eux, ils commencent. Mais connaissant les Américains, ils vont peser sur l'accélérateur», commente le maire d'Alma, en parlant de cette ville de l'État de New York qui s'attend d'ailleurs à recevoir plusieurs millions$ pour le développement de cette filière.

Marc Asselin croit que les échanges vont aller au-delà de l'industrie aéronautique avec la ville de Rome qui compte plus de 30 000 habitants. «Je pense qu'on peut aller plus loin que les drones. Il y a possibilité de faire du commerce entre nous. On a présenté nos entreprises dans nos milieux et il y a un intérêt. On croit que les gens d'affaires de nos villes pourraient bénéficier de nos relations économiques», estime Marc Asselin.

La visite à l'aéroport international Griffiss occupait une place importante à l'agenda, jeudi. Cette infrastructure a pris une place déterminante dans le développement économique de la communauté. Premier Aviation y a d'ailleurs intégré un centre d'entretien en 2010.

La délégation québécoise a fait le tour des installations, qui comprend un service de douanes complet, un tour de force pour une ville de 34 000 habitants. En fait, tous les types de transporteurs peuvent atterrir à Rome.

Cet aéroport est devenu un important centre de développement pour les drones. Russell Stark, commissaire à l'aéroport international de Griffiss, a diffusé quelques vidéos d'essais réalisés au cours des dernières années. Marc Moffatt, directeur du développement économique d'Alma et directeur du Centre d'excellence sur les drones, a présenté les infrastructures locales à ses hôtes.

Marc Asselin conforté

Cette visite a conforté M. Asselin dans sa vision. Comme conseiller municipal, il avait soumis l'idée de développer un centre d'excellence sur les drones en 2008, un projet qui s'est finalement concrétisé trois ans plus tard.

«Je suis enchanté!», raconte-t-il. «Les Américains ont une très forte culture en drones militaires. Nous, on parle du développement civil. C'est un peu comme Internet: au départ, c'était réservé à une utilisation militaire et aujourd'hui, on ne s'en passerait pas! C'est incroyable, tout ce qu'un drone peut faire! Nous avons déjà notre drone au service des incendies, pour trouver les points de chaleur. Ça peut capter où le feu a débuté. C'est fou! Ça pourra capter les fissures des pales d'éoliennes. Les implications sont incroyables, incroyables!»

M. Asselin considère les installations d'Alma un peu plus «avancées», notamment en raison d'investissements de quatre millions de dollars réalisés depuis un peu plus de quatre ans. Il s'agit d'un centre unique au Canada, relate-t-il fièrement.

Pour le moment, l'industrie des drones n'emploie qu'une dizaine de personnes à Rome. Le maire d'Alma n'y voit évidemment que la pointe de l'iceberg.

«On parle d'emplois techniques bien rémunérés», estime-t-il. «Chez nous, le centre est utilisé par des clients. Nous avons un secteur bien défini pour les drones, qui doit varier entre 10 et 25 personnes, selon les contrats. Des gens en recherche et développement viennent aussi vérifier si ce qu'ils ont inventé fonctionne.»

«Nous sommes prêts pour l'explosion», rêve M. Asselin. «Nous avons eu la visite de sous-ministres du ministère des Transports du Canada. Nous travaillons aussi un dossier avec le gouvernement du Québec et on s'attend à avoir des réponses bientôt, qui nous donneront un élan. Il faut garder notre avance sur les autres.»

De son côté, Mme Izzo souligne que les défis de Rome ressemblent beaucoup à ceux de certaines villes représentées à cette mission économique de l'UMQ.

«Une économie industrielle vers un avenir basé sur la haute technologie», résume-t-elle. Le développement des drones représente certainement un ingrédient important de cette recette.

Avec Guy Veillette, Le Nouvelliste

Un vieux rêve

Il s'agissait d'une journée très significative pour Marc Asselin, un amoureux de l'aviation qui n'a jamais pu réaliser son rêve de devenir pilote.

«Mon père m'emmenait aux spectacles aériens, en me tenant par la main», raconte-t-il. «J'ai toujours été passionné par l'aviation. J'ai fait du parachutisme parce que je n'avais pas les moyens d'être pilote. Au moins, je me promenais en avion. Je faisais des blagues en disant que j'avais déjà fait une trentaine de tours d'avion sans jamais atterrir! J'aurais aimé être pilote et j'en serai frustré toute ma vie. Au moins, je suis resté proche de ça.» Guy Veillette, Le Nouvelliste

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer