Le syndicat conteste

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Marc Maltais

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le Syndicat démocratique des employés de garage du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CSD) conteste la requête en accréditation déposée par l'Union des opérateurs et employés de service du Québec.

Cette organisation syndicale, qui a pignon sur rue à Montréal, souhaite représenter une cinquantaine d'employés de Rocoto Toyota, Alma Toyota, Léo Automobile et LG Automobiles. Il s'agirait d'anciens lock-outés mécontents de payer la dette contractée par leur syndicat pendant ce qui aura été l'un des plus longs conflits de travail du Québec.

Selon la CSD, la requête en accréditation a été déposée à l'extérieur de la période de maraudage permise par la loi. Un autre syndicat peut recruter de nouveaux membres pendant une certaine période, dont celle qui précède le dépôt de la nouvelle convention collective au ministère du Travail. Dans ce cas-ci, la requête d'accréditation a été effectuée le jour même du dépôt de la convention, à quelques heures d'écart.

« Ce qu'on prétend, c'est qu'il faut calculer en jour, et non en heures », précise le président du syndicat affilié à la CSD, Gaétan Tremblay.

C'est l'Union des opérateurs et employés de service du Québec (FTQ) qui a déposé le document en premier.

Les avocats des deux parties ont fait entendre leurs arguments, mercredi matin à Chicoutimi, devant le tribunal administratif du Travail. L'organisation, autrefois appelée la Commission des relations du travail (CRT), devrait rendre sa décision d'ici un mois.

Fonds de pension

Selon ce qu'il a été possible d'apprendre, des employés concernés ne souhaiteraient plus quitter la CSD.

En se désaffiliant, les anciens lock-outés perdront 23 % de leur fonds de pension. Un élément qui n'aurait pas été considéré lorsque les employés ont signé leur nouvelle carte de membre de l'Union des opérateurs et employés de service.

Marc Maltais se dissocie

Même si le syndicat maraudeur est affilié à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), le représentant régional de cette organisation se dissocie de ces démarches. Marc Maltais n'a jamais approuvé cette requête d'accréditation.

« Il n'y a aucune instance régionale de la FTQ qui a participé à ce maraudage. Je n'étais d'ailleurs pas au courant de ces démarches au départ. Cela n'a jamais été dans nos plans. La solidarité régionale est beaucoup trop précieuse pour qu'on se lance dans un tel maraudage », répond M. Maltais, joint mercredi par Le Quotidien.

Plusieurs organisations syndicales se sont d'ailleurs montrées solidaires envers la CSD pendant le conflit. La FTQ a versé près de 1,3 million$ pour aider les lock-outés. « On ne les a pas aidés pour les ramasser ensuite par en arrière. Ce n'était pas une façon de les marauder. On l'a fait pour aider », plaide M. Maltais, remettant en question le souhait de joindre une organisation qui n'a aucune adresse dans la région.

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