Roberval n'appuie pas l'agrandissement de Mashteuiatsh

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Mashteuiatsh souhaite agrandir son territoire et développer un parc industriel.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

Mashteuiatsh n'a pas l'appui de Roberval pour agrandir son territoire et développer un parc industriel. Le maire Guy Larouche est prudent à l'égard de l'éventuel transfert de terres robervaloises à la communauté voisine.

En mars dernier, le conseil de bande a demandé à la municipalité de l'appuyer dans sa démarche d'ajout de terres de réserve à son territoire actuel, après l'acquisition de lots par la communauté. La superficie visée s'étend sur 1,2 kilomètre carré et elle se trouve au sommet de la côte du Cran. Dans ce secteur, les Innus désirent faire du développement économique.

« Ce processus est habituellement d'une durée minimale de deux ans, après lequel ces terres deviendront des terres de réserve de juridiction fédérale et administrées par la Loi sur les Indiens », écrivait le chef, Gilbert Dominique.

« Que peuvent en retirer nos citoyens? Quelle protection leur accorder par rapport à la valeur de leur propriété actuelle et future? Que doit-on leur dire? », se questionne le maire Larouche. L'élu propose plutôt le développement d'un projet « gagnant-gagnant ».

Le conseil de ville réfère donc Pekuakamiulnuatsh Takuhikan directement aux gouvernements fédéral et provincial, lesquels ont le pouvoir d'appliquer un droit de veto et imposer leur volonté à la localité.

Ottawa et Québec interpellés

« Nous sommes conscients que la décision finale appartient aux paliers supérieurs, mais celle-ci doit se faire dans un climat d'entente et non d'affrontement. Il faut éviter tout déchirement et isolement de nos populations respectives. »

Dans sa lettre de quatre pages en réponse à celle du conseil de bande, le maire ajoute que les gouvernements ont un rôle à jouer pour faciliter l'implantation de projets communs qui répondraient aux besoins de tous, protégeraient les acquis, créeraient de l'emploi, exerceraient une rétention des jeunes et faciliteraient l'acceptabilité sociale.  

Il demande des compensations financières ou participations du gouvernement du Québec à la réalisation de projets jugés prioritaires s'il consent à ce que ces terres deviennent « terres de réserve » ou que le processus de négociation de l'Entente de principe d'ordre général (EPOG) se conclut.

« Il faudrait identifier un ou des projets porteurs pour tout le secteur et même envisager un partage fiscal des revenus et dépenses. Il serait davantage opportun de travailler à une solution incluant les terres acquises de gré à gré et celles convoitées dans l'Approche commune. »

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