Norme ISO: l'ACQ régionale conclut une entente avec Planiso

Martial Tremblay, vice-président à l'organisation de Planiso, et... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Martial Tremblay, vice-président à l'organisation de Planiso, et son président, Normand Gagnon, entourent le directeur général de l'Association de la construction du Québec - Région Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean-François Simard.

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Normand Boivin
Le Quotidien

Obtenir la certification ISO est un processus compliqué, long et coûteux, et demande du temps pour rester à jour et continuer de répondre aux normes.

C'est pourquoi la section régionale de l'Association de la construction du Québec vient de conclure une entente avec Planiso, des professionnels des technologies de l'information qui ont mis au point une plateforme Web permettant aux entreprises d'assurer un suivi de la norme, même à distance. Planiso élimine non seulement des tonnes de paperasses, elle s'assure que le client respecte les critères de la norme qui, une fois obtenue, est souvent reléguée aux oubliettes, faute de temps et de personnel.

«Un organisme comme le nôtre doit offrir de la valeur ajoutée à ses membres. C'est pourquoi nous sommes toujours à l'affût de tout ce qui peut leur faciliter la vie et les aider à être plus performants», explique Jean-François Simard, directeur régional de l'ACQ. Il a eu le tuyau par l'un des administrateurs de l'association, qui fait déjà affaire avec Planiso. «Ça tombe bien, puisque les détenteurs de la norme ISO sont en processus de renouvellement en raison d'une mise à jour entrée en vigueur le 21 septembre. Nous les encourageons fortement à retenir les services de Planiso, d'autant plus que nous leur avons négocié un rabais», reprend M. Simard, ajoutant que l'ACQ avait également pris les devants, au début des années 2000, lors de l'entrée de vigueur des normes sur l'équité salariale.

Dans la région, 282 entrepreneurs en construction sont membres de l'ACQ. Du lot, environ le quart détiennent une norme ISO en matière de qualité des services (9001), en environnement (14 001) ou en santé et sécurité (OSHAS 18 001). «Ce n'est pas pour tout le monde. Un petit entrepreneur qui se limite à de petits travaux domestiques peut décider de ne pas adopter la norme ISO. Mais elle est essentielle pour faire affaire avec certains donneurs d'ouvrage et avec les grosses compagnies comme Hydro-Québec ou RTA», poursuit Jean-François Simard.

Ce dernier a été séduit par la plateforme de Planiso qui, selon lui, est bien faite, apporte une plus-value à l'entreprise et par surcroît, a été conçue dans la région. «Nos membres qui ont adopté la norme ISO sont passés à travers un processus lourd et on leur demande de recommencer. Elles font face à une administration qui ne cesse de s'alourdir et ils ont maintenant un outil pour leur faciliter la tâche. On les encourage à saisir l'occasion.»

Un outil adaptable

Le créateur de Planiso, Normand Gagnon, oeuvre depuis 21 ans dans le domaine de la certification ISO au sein de son entreprise, Groupe Objectif qualité. Il se rappelle qu'à l'époque, une firme comme la sienne devait compter de 200 à 225 heures pour bâtir une certification ISO. Avec sa plateforme, il n'en a plus besoin que de 40 à 45.

Évidemment, le client profite de l'économie. Et par la suite, le suivi est facile. Avec son numéro de client et son mot de passe, il peut accéder à l'outil avec un téléphone intelligent n'importe où dans le monde. Ainsi, il peut s'assurer que les normes de qualité sont respectées.

«Nous sommes capables de bâtir un dossier pour tous les types d'entreprises, que tu vendes des biscuits soda ou des avions, le tronc commun reste le même. Il faut évidemment l'adapter à l'entreprise», explique M. Gagnon.

Vendu à ses premiers clients en février 2014, Planiso a germé en 2004, avec le développement des outils sur le web. Au début, note Normand Gagnon, il se résumait à un intranet qui lui permettait de faire des révisions pour ses clients. Mais ça finissait par demander beaucoup de temps, de telle sorte qu'il abandonne en 2008 pour développer quelque chose de mieux. Le produit est testé auprès de clients de 2010 à 2012 avant sa mise en marché.

«Avec notre structure de prix, il n'y a pas une organisation qui peut dire: "je le prendrais bien, mais je n'ai pas les moyens".»

Qu'elle possède ou non la norme ISO, une entreprise de soudure restera une entreprise de soudure. Ce qui est difficile, selon Normand Gagnon, c'est d'implanter la structure de la norme et c'est ce que nous faisons. Une fois que c'est fait, tout est automatique. C'est un outil très convivial. Si tu sais lire, tu sais t'en servir.»

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