11% des pères et des mères de la région manquent de soutien

Environ 11,5 pour cent des parents d'enfants de 0 à 5 ans du... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Environ 11,5 pour cent des parents d'enfants de 0 à 5 ans du Saguenay-Lac-Saint-Jean ne peuvent compter sur le soutien de leur entourage lorsqu'il n'en peuvent plus. La région fait un peu mieux que la moyenne provinciale, mais les chiffres n'en demeurent pas moins préoccupants. Au Québec, il est estimé qu'un parent sur quatre n'a accès à aucune ressource fréquemment disponible.

Ce constat découle de l'initiative Perspectives parents, une étude réalisée pour le compte de l'organisme Avenir d'enfants, en collaboration avec l'Institut de la statistique du Québec (ISQ) et l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Avenir d'enfants est un organisme sans but lucratif né d'un partenariat entre le gouvernement du Québec et la Fondation Lucie et André Chagnon.

Plusieurs études se sont penchées sur la situation des jeunes de 0 à 5 ans par le passé, notamment l'Enquête québécoise sur le développement des enfants à la maternelle (EQDEM), dont les résultats ont été publiés récemment. Or, il n'existait aucune donnée au Québec permettant de documenter plusieurs aspects de la vie des parents d'enfants âgés de moins de six ans. Fait à noter : les pères représentent une proportion importante des répondants. 

« C'est inquiétant de voir que certains parents n'ont pas accès à des sources de soutien quand ils en ont besoin. Trois parents sur quatre connaissent les services d'aide et de soutien disponibles dans leur région, mais pour plusieurs, ils demeurent méconnus et il y a un effort à faire en matière de promotion des services », pointe Julie Dostaler, directrice générale d'Avenir d'enfants. Elle précise que les ressources de soutien sont la famille, mais aussi le réseau de garderies, les professionnels de la santé et les organismes communautaires. 

Moins de soutien pour les grandes familles 

L'étude réalisée auprès de quelque 15 000 parents de jeunes enfants québécois à l'hiver 2015 révèle également que les ménages à faible revenu sont plus nombreux à ne pas avoir accès à une source de soutien. De surcroît, les parents ayant une famille comptant plusieurs enfants sont ceux dont le réseau social semble être le moins disponible.

Plus du quart des parents de la région (26,5 pour cent) vivent dans une famille de trois enfants ou plus, dont au moins un est âgé de moins de six ans. Ce portrait inclut toutes les situations familiales (familles intactes, recomposées et monoparentales). 

« Les familles monoparentales ont plus facilement recours au soutien de leurs proches que les familles nombreuses. Ce qui est positif, c'est qu'on voit qu'il y a une certaine sensibilité ou empathie au Québec par rapport à la monoparentalité », enchaîne Julie Dostaler. Un peu plus de 13 pour cent des familles du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont recomposées, comparativement à 10 pour cent pour l'ensemble du Québec. Autour de 7 pour cent des familles de la région sont monoparentales.

Des parents compétents

Sur une note positive, l'étude démontre que les pères et les mères du Saguenay-Lac-Saint-Jean se sentent compétents dans leur rôle de parent.

En fait, le sentiment de satisfaction parentale est plus élevé dans la région qu'ailleurs en province.

« L'un des éléments majeurs de l'étude est qu'au Québec, 95 pour cent des parents se sentent compétents. Mais dans votre région, on retrouve la plus forte population de parents qui disent qu'ils ne vivent aucun stress par rapport à leur rôle de parent », met en relief Julie Dostaler, directrice générale d'Avenir d'enfants. 

L'étude populationnelle commandée par Avenir d'enfants a également permis de démontrer que les parents qui détiennent un haut niveau de scolarité vivent plus de stress et se mettent davantage de pression comme parent. 

« Plus il y a de diplômes, plus il y a du stress. Nous vivons dans une société de performance. Un parent qui veut bien faire ou bien assumer son rôle va aller chercher de l'information auprès de différentes sources, ce qui peut augmenter le niveau de pression. Les mamans se mettent plus de stress sur les épaules que les papas », fait valoir Julie Dostaler.

Au cours des prochains moins, les résultats de l'initiative Perspectives parents seront diffusés dans la région. Avenir d'enfants a bon espoir que les conclusions serviront aux autorités de santé publique et qu'ils favoriseront les échanges et les discussions entre les intervenants qui oeuvrent auprès des jeunes enfants et de leurs parents.

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