Glissement de terrain majeur sur des terres agricoles

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Un glissement de terrain est survenu sur le bord du lac Saint-Jean, entre Desbiens et Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. Une imposante masse de sable et quelques arbres se sont retrouvés à l'eau, créant une petite île.

Le Quotidien, Gimmy Desbiens

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Un glissement de terrain est survenu sur le bord du lac Saint-Jean, entre Desbiens et Métabetchouan-Lac-à-la-Croix. Une imposante masse de sable et quelques arbres se sont retrouvés à l'eau, créant une petite île.

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Ce n'est pas la première fois qu'un glissement de terrain survient sur les terres agricoles de Michel Hudon.

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C'est un pilote qui a alerté le groupe Riverains en Colère après avoir survolé le glissement de terrain, en début de semaine.

Photo courtoisie

Le mouvement, qui n'a fait aucun blessé, s'est produit sur des terres agricoles, à plusieurs centaines de mètres de résidences. Mais les conséquences de ce glissement auraient pu être catastrophiques, rappelle Gérald O'Bomsawin, un des porte-parole du groupe Riverains en colère. Ce groupe a été formé pour dénoncer la gestion du plan d'eau par Rio Tinto. C'est un pilote d'avion qui a d'ailleurs alerté le riverain, après avoir survolé cet amas de sable et de roches dans le plan d'eau. «Imaginez si une personne se trouvait sur le bord de l'eau, en train par exemple d'installer un perré. Ça aurait pu avoir des conséquences graves», pointe M. O'Bomsawin.

«Il faut que ces genres de situations soient dénoncées ou du moins dévoilées à la population. On a le devoir d'informer les gens sur ce qui se passe autour du lac. Pendant 30 ans, on a dormi. Ça suffit», ajoute le porte-parole du groupe, estimant que la multinationale peut en faire davantage pour protéger les berges.

Propriétaire de la terre agricole où s'est produit le glissement, Michel Hudon était lui aussi en colère. Ce n'est pas la première fois qu'un tel glissement survient chez lui, mais celui-ci lui rappelle son litige avec Rio Tinto.

«Il y a eu un enrochement pour protéger. Mais les dommages du passé avaient déjà fait le pire. La pente est perpendiculaire. Le poids de l'argile est trop lourd. Ça décroche souvent», constate M. Hudon. Des décrochages qui ont fait perdre du terrain à plusieurs endroits, réduisant parfois à néant la bande qui appartient à la compagnie, estime l'agriculteur.

«Même si Rio Tinto sait très bien qu'il dépasse leur ligne de propriété, elle fait comme si de rien n'était. L'entreprise a exproprié dans le passé pour se protéger. Elle a acheté une bande. Mais cette bande a subi plusieurs décrochements. Ça va plus loin maintenant que leur limite. Mais ils n'ont jamais voulu régulariser la situation, soit en rachetant ou en me compensant. Mais c'est presque impossible de les approcher sur ce dossier», dénonce M. Hudon, qui cultive les terres qui appartiennent à sa famille depuis 1850.

Ce dernier semblait résigner à accepter la situation, même s'il désire réparation.

«Je suis déçu, mais je suis endurci. L'agriculture, c'est un embarras pour tout le monde, pour le ministère des Transports, pour l'environnement, pour les municipalités. Ce n'est pas grave l'agriculture. Ça ne sert qu'à nourrir du monde. Tout passe avant. Et avec Rio Tinto, c'est peut-être encore pire», soupire M, Hudon, qui exploite les terres jusqu'aux berges.

Jointe par téléphone, la porte-parole de la compagnie a assuré qu'une équipe du programme de stabilisation des berges ira vérifier sur place, lorsque les lieux seront sécurisés. Mais le décrochement n'est pas dû à la gestion du lac, insiste Claudine Gagnon. «C'est un secteur connu. Le glissement est davantage causé par la nature du sol et le ruissellement du printemps. Il n'y a pas de lien avec nos travaux ou notre gestion», mentionne M. Gagnon, précisant toutefois que la multinationale réparera les dommages si c'est nécessaire.

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