Une question de perception

Le policier Dany Harvey a été arrêté le... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le policier Dany Harvey a été arrêté le 17 décembre 2014. Il est accusé de voie de fait contre un mineur.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Les plaidoiries de la requête en arrêt de procédures dans le dossier du policier Dany Harvey ont débuté au Palais de justice de Chicoutimi, jeudi.

La Couronne a présenté son plaidoyer en faisant entendre 10 témoins, dont la moitié d'âge mineure, tout en présentant une vidéo des événements captée par une caméra de surveillance au juge de la Cour du Québec Paul Guimond.

La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Amélie Savard, a appelé des témoins liés au dossier. En raison de l'âge de la victime, il n'est pas possible de dévoiler les détails de l'événement.

Selon l'avocat de Dany Harvey, Me Jean-Marc Fradette, la journée de jeudi a permis de constater que tout dépendant du point de vue de la personne interrogée, les événements survenus le 17 décembre 2014, qui sont reprochés à M. Harvey, n'ont pas été tous perçus de la même manière. «Il faut faire attention aux apparences, a soutenu le criminaliste. La perception de plusieurs personnes qui voient le même événement diffère. On réalise qu'il existe plusieurs versions et que la perception varie selon plusieurs facteurs, que ce soit les émotions, de la façon dont on se sent ou de l'endroit où on est situé.»

Me Jean-Marc Fradette a déposé la requête en arrêt de procédures, mercredi, jugeant que son client avait été victime d'un «traitement injuste de la Sécurité publique de Saguenay, d'une enquête biaisée et d'une poursuite oppressive».

L'avocat du policier Harvey a également fait remarquer qu'un des témoins de la Couronne avait présenté une version des faits que ne corroboraient pas les images de la vidéo.

«Il y a un témoin capital qui affirme des choses qui sont contredites par une vidéo, a affirmé Me Fradette. On réalise surtout que la vidéo dont on dispose est totalement incomplète. Si on avait eu la chance d'avoir toutes les bandes vidéo, on aurait pu avoir le fil complet des événements. On aurait également pu confirmer que la personne qui prétend avoir vu des choses n'est même pas sur la vidéo. Pour nous, c'est capital. Quand quelqu'un vient dire des choses et qu'on réalise qu'on ne le voit pas sur la vidéo, c'est aberrant.»

Avant que l'audience ne soit levée, Me Jean-Marc Fradette a fait entendre un premier témoin, qui se trouvait dans la salle d'audience. Selon l'avocat, l'individu était sur place puisqu'il avait reçu une assignation à comparaître de la part de la Couronne, un fait qui a été confirmé par le témoin. Me Amélie Savard et sa collègue, Me Catherine Dumais, ont finalement décidé de ne pas appeler ledit témoin à parler.

«La Couronne ne l'a pas fait entendre parce qu'il venait confirmer que l'événement sur la vidéo est le bon, d'autant plus qu'on le voit, a estimé Me Jean-Marc Fradette. Il est venu discréditer le témoignage du précédent témoin qui prétend avoir vu des choses qu'il n'a finalement pas vues.»

Les procédures reprennent le 27 juin. Me Fradette complétera alors sa défense. Dany Harvey sera notamment entendu. Le juge Paul Guimond décidera par la suite si la requête en arrêt de procédures est recevable ou non.

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