Sylvain Gaudreault réclame une action énergique de Québec

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Les inspecteurs américains ont effectué des vérifications partout au Canada et ont conclu que l'usine de pâte Kraft de Saint-Félicien (photo), qui approvisionne les usines de Résolu de Dolbeau et Kénogami, a été identifiée comme ayant profité de subventions illégales.

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Le chef de l'opposition péquiste, Sylvain Gaudreault, réclame une intervention énergique de Québec afin de faire bouger les choses dans le litige de la surtaxe de 18% imposée sur les exportations québécoises de papier surcalandré (Kénogami-Dolbeau) et qui met en péril la rentabilité des deux papeteries.

Les dirigeants des syndicats CSN-FIM et Unifor-FTQ de ces deux usines ont tenu un point de presse à l'Assemblée nationale jeudi en compagnie du député de Jonquière. L'opposition officielle avait profité de la période des questions pour connaître l'état de situation de ce dossier et le député Gaudreault a été surpris de la réponse du premier ministre Philippe Couillard.

«Le premier ministre du Québec s'en remet au fédéral et il pousse l'audace de nous dire que le comité qui devait être mis en place pour se charger de cette affaire ne l'a pas encore été. Ça fait maintenant un an que cette situation dure», a déclaré Sylvain Gaudreault, estimant que ce problème traîne inutilement.

Le chef de l'opposition aurait aimé entendre de la bouche du premier ministre que le délégué du Québec à Washington était à pied d'oeuvre pour tenter de trouver une solution au problème. Les prétentions des travailleurs sont à l'effet que les deux usines n'ont pas d'avantage indu lorsqu'elles s'approvisionnent en pâte kraft à partir de l'usine de Saint-Félicien, qui a été ciblée par les Américains.

Au cours d'un entretien avec Le Quotidien, Sylvain Gaudreault est revenu sur l'attitude du premier ministre lorsque la question lui a été soumise. Il a vraiment eu l'impression que le problème n'avait pas été considéré à sa juste mesure par le gouvernement du Québec ainsi que par Ottawa qui tarde toujours à mettre son comité en place.

Le président du syndicat Unifor de l'usine Kénogami, Régis Girard, a clairement laissé entendre que la surtaxe imposée par le gouvernement américain constituait une menace sérieuse pour la survie des deux usines de la région. Il ne voit pas comment les travailleurs peuvent faire pour contrer une telle augmentation des coûts de production, qui est évaluée à 24 M$ par année pour les deux usines.

«Je suis un travailleur qui a vécu une fermeture d'usine et il y en a d'autres. Les travailleurs sont fatigués de se battre. On a livré une bataille contre Greenpeace et cette fois, c'est la surtaxe», a déclaré le leader syndical pour illustrer l'état d'esprit des membres qui évoluent depuis des années sur un terrain miné sans vraiment de répit.

Alain Lampron, le président de la Fédération de l'industrie manufacturière de la CSN, a abondé dans le même sens. Il demande aux gouvernements de mettre de la pression afin de lever l'hypothèque qui menace à terme la survie de deux usines de papier de la région. La FIM-CSN a toujours dénoncé cette surtaxe.

Le département américain du commerce a donné son aval à l'imposition de cette surtaxe sur le papier surcalandré à la suite d'une plainte des producteurs américains après le redémarrage de la machine à papier de Port-Hawkesbery en Nouvelle-Écosse. Les inspecteurs américains ont effectué des vérifications partout au Canada et ont conclu que l'usine de pâte kraft de Saint-Félicien, qui approvisionne les usines de Résolu de Dolbeau et Kénogami, a été identifiée comme ayant profité de subventions illégales

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