La saison du barbecue commence mal

L'immeuble à six logements de la rue King... (Photo Le Quotidien, Jonathan Hudon)

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L'immeuble à six logements de la rue King est une perte totale.

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La saison du barbecue débute bien mal à Saguenay, alors que six ménages se retrouvent à la rue après que les flammes, causées par le mauvais usage d'un appareil de cuisson à l'extérieur, aient ravagé leur immeuble à logements au coin des rues King et Jacques Bacon, à Chicoutimi, mercredi en début de soirée.

Bien qu'il n'y ait pas de blessés, une dame a failli demeurer coincée au deuxième étage.

«La bonne nouvelle, c'est qu'il n'y a personne de mort», affirme le couple de propriétaires, qui préfère rester dans l'anonymat. Deux personnes ont été transportées à l'hôpital en ambulance.

«Je passais par le boulevard Saguenay en rentrant du travail et j'ai vu qu'il y avait de la fumée où l'immeuble, poursuit la femme. C'était assez intense. J'ai appelé mon conjoint et je lui ai dit que ça ne se pouvait pas... Tout s'est passé très vite. Ça fait pitié de voir les locataires tout dépourvus. Certains n'ont pas d'assurances pour leurs biens. Nous, on en a, on va pouvoir reconstruire même si c'est perte totale.»

Tout a commencé vers 17h30 lorsqu'un jeune père de famille est allé allumer son barbecue, qui était collé au mur extérieur sur une petite galerie à l'arrière du bâtiment. Il est ensuite rentré poursuivre la préparation du souper. Selon le chef aux opérations du Service de sécurité incendie de Saguenay, Pierre Chouinard, l'étanchéité des tuyaux de propane a été mal vérifiée. «Les dommages auraient été bien pires si c'est la bombonne de propane qui avait explosé.»

Des gaz se sont donc accumulés, puis ont pris feu à un certain point de chaleur. Les flammes se sont tout de suite propagées au mur, puis ont monté jusqu'au toit en consumant sur leur passage l'escalier de la locataire du haut.

«Il n'y avait rien à faire. En dix minutes, c'était déjà tout étendu, explique la propriétaire. La maman avec son bébé était toute nerveuse. On pensait que la dame au deuxième était déjà sortie, mais on s'est mis à capoter quand on a vu qu'il n'y avait plus d'escalier et qu'elle était encore là. Elle ne s'était pas rendu compte qu'il y avait un incendie.»

La femme d'une soixantaine d'années a dû être secourue par les pompiers avec une échelle portative. «C'était un peu plus compliqué comme elle était à mobilité réduite», avoue Pierre Chouinard, qui coordonnait une trentaine de sapeurs.

Vers 19h, les trois casernes appelées, plus une équipe d'urgence supplémentaire, étaient toujours à l'oeuvre et en avaient encore pour une bonne heure. La fumée emplissait l'air et plusieurs curieux étaient rassemblés pour observer la scène, la rivière Saguenay n'étant plus le principal attrait tout à coup. L'incendie a été déclaré sous contrôle quelques minutes plus tard, mais il restait quelques points chauds à arroser. Les sapeurs ont dû découper plusieurs trous dans le toit pour éteindre les dernières flammes.

Deux personnes ont été transportées à l'hôpital en... (Photo Le Quotidien, Jonathan Hudon) - image 2.0

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Deux personnes ont été transportées à l'hôpital en ambulance.

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Le feu a pris dans un barbecue et... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.1

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Le feu a pris dans un barbecue et s'est tout de suite propagé au mur.

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

Important de vérifier les appareils

Alors que le beau temps est à nos portes, le chef aux opérations Pierre Chouinard rappelle l'importance de vérifier que les barbecues sont sécuritaires.

«Le meilleur moyen pour tester l'étanchéité des conduits de gaz est d'utiliser une solution savonneuse. On fait déjà un peu de prévention là-dessus lors de nos 10 000 visites annuelles», assure-t-il.

«Ça aurait pu arriver à n'importe qui. Tout le monde garde son barbecue près de la maison», accorde le propriétaire de l'immeuble détruit. Sa conjointe aimerait trouver un moyen de prévenir plus efficacement ce type d'incendie. «On ne peut pas forcer nos locataires à vérifier comme il faut leur barbecue», se désole-t-elle.

«J'ai entendu un boum et des cris. Je suis sorti et j'ai vu mon voisin qui me disait de me dépêcher parce que le feu était pris. Je suis parti en courant sans prendre le temps d'amener quelque chose», raconte le locataire Gilles Martel. L'appartement qu'il occupait depuis cinq ans n'a pas brûlé, mais il est quand même grandement endommagé en raison des dégâts causés par l'eau.

«C'est une vieille bâtisse qui a été rénovée plusieurs fois et qui était isolée au brin de scie. C'est toujours plus problématique dans ces cas-là», indique le chef aux opérations.

Les pompiers devaient accompagner les locataires pour récupérer des effets personnels plus tard, si la structure était assez sécuritaire

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