Grève d'un jour des préposés

Les employés de la Villa Saguenay ont fait... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

Agrandir

Les employés de la Villa Saguenay ont fait la grève, mardi, ainsi que ceux de deux autres résidences Chartwell dans la région, pour demander un salaire minimum de 15 $ de l'heure.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Près de 150 membres du Syndicat québécois des employées et employés de service de la région, qui travaillent comme préposés dans des résidences privées pour personnes aînées, ont tenu une journée de grève, mercredi, pour protester contre la lenteur des négociations pour renouveler leur convention collective, alors qu'ils demandent un salaire minimum de 15$ de l'heure.

«La moyenne présentement est de 12,50$. Certains sont même en deçà. Les préposés effectuent plusieurs actes délégués quand il n'y a pas d'infirmière la nuit ou le soir, comme donner des médicaments, prendre la pression ou changer des pansements. Ces nouvelles responsabilités sont maintenant permises par la loi, mais le salaire n'a pas suivi», explique la conseillère syndicale pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean Annie Potvin, dont la section locale est affiliée à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).

La représentante négocie avec trois villas Chartwell dans la région, soit Saguenay, Chicoutimi et Jonquière. «C'est un gros joueur qui fait entre 51 et 52 M$ de profits nets», déclare-t-elle, considérant qu'il est simplement normal dans ce cas d'offrir des conditions de travail justes à ses employés. Les conventions collectives des résidences sont respectivement échues depuis novembre 2015, novembre 2014 et janvier 2015. D'autres moyens de pression sont envisagés si le processus ne s'accélère pas.

«Dans deux cas, un dépôt monétaire a déjà été effectué et nous avons reçu une contre-offre qui était ridicule, affirme Mme Potvin. Nous avons l'appui de la population. Beaucoup de membres des familles nous disent de ne pas lâcher et que nous méritons le salaire que nous demandons. Des résidants sont même venus manifester dehors avec nous.»

Annie Potvin précise que la grève de mardi n'a pas affecté les services essentiels. «Les préposés ont travaillé 90% de leur temps et fait la grève durant l'autre 10%. La santé et la sécurité n'étaient pas en jeu. Les bains et les médicaments ont été donnés. L'impact se voyait surtout dans la salle à manger, où il n'y avait pas de dessert préparé par les employés et où de la vaisselle en carton a été utilisée.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer