L'enfouissement des déchets suscite du mécontentement

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Une cinquantaine de personnes ont assisté à la première séance de consultations sur l'enfouissement régional, tenue mardi à Alma.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

L'entente signée entre les élus du Saguenay et du Lac-Saint-Jean pour l'enfouissement de tous les déchets de la région, à Hébertville-Station, soulève du mécontentement. Près d'une dizaine de personnes résidant près du site ont tenu à manifester publiquement leur désaccord face à l'agrandissement projeté, mardi soir, à Alma, lors de la première séance d'informations menée par la Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean. Une cinquantaine de personnes ont participé à cette consultation.

L'agrandissement, précisons-le, est nécessaire pour accueillir annuellement les 105 000 tonnes de matières résiduelles générées par les Saguenéens.

« On a beaucoup de craintes. On a peur d'avoir trois fois plus de poussières, trois fois plus de bruits, trois fois plus de dynamitage. Les résidants du lac Bellevue sont contre l'agrandissement du site vers notre secteur. Faites-le où vous voulez votre tas de merde, mais ne l'agrandissez pas vers chez nous », a vigoureusement réclamé Claude Thériault, un résidant du lac Bellevue.   

« Le projet se rapproche de plus en plus de chez moi. Il y a un lac au bout de mon lot à bois et je tiens à ce qu'il reste vert », a insisté Johanne Brideau d'Hébertville, qui a déploré la présence de « corbeaux et de mouettes » dans son secteur.

Aucun scénario arrêté

Aucun scénario d'agrandissement n'a été arrêté. En effet, les études techniques seront réalisées dans les prochains mois. Les séances servent principalement à écouter les craintes et les questions de la population.

L'absence de représentants de Saguenay à la consultation a également dérangé des citoyens.

« J'ai une grande déception. Il n'y a pas de représentants de la Ville de Saguenay ce soir. Pourtant, on dit que c'est une entente historique », a déploré Richard Thériault de Saint-Bruno, qui ne s'est toutefois pas montré contre la régionalisation de l'enfouissement.

Le président de la RMR a profité de l'occasion pour rappeler les rôles des deux territoires dans ces démarches.

« C'est la régie qui est promoteur. On va accueillir les déchets si on reçoit l'aval du gouvernement et si on peut garantir à nos citoyens que la durée de vie du site n'est pas compromise. Saguenay est un client avec une entente signée d'avance. Le site n'appartiendra jamais à Saguenay », a précisé Lucien Boily.

Sur le dos des Jeannois

Le chauvinisme a sans surprise teinté le débat. Pour deux citoyens, la régionalisation de l'enfouissement risque de se faire sur le dos des Jeannois.

« Si je paye le même montant que les gens de Chicoutimi pour les déchets, je ne veux rien savoir d'eux autres », a laissé tomber Placide Renaud d'Alma, estimant que les Jeannois avaient déjà payé cher pour les infrastructures.

Mais le directeur général de la RMR, Guy Ouellet, a précisé que Saguenay contribuerait de manière juste au financement du site.

Une deuxième séance d'informations se tiendra jeudi à 19 h à l'hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi.

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