Les maisons abordables à Saguenay

Les conditions d'accès à la propriété ont été plus difficiles pour les... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Les conditions d'accès à la propriété ont été plus difficiles pour les Saguenéens au premier trimestre de 2016. Mais la Région métropolitaine de recensement (RMR) de Saguenay demeure l'un des rares endroits au Québec où il est abordable de s'acheter une maison.

En effet, selon l'indice d'abordabilité de Desjardins, dévoilé cette semaine, seulement sept des 23 RMR canadiennes se trouvent dans une situation «abordable». Dans les autres villes, l'accès à la propriété est «peu abordable» ou «à surveiller».

L'indice d'abordabilité établit un rapport entre le prix de revente des maisons, le revenu des ménages et les coûts de possession (hypothèque, impôts fonciers et services publics).

Mais cet indice a tout de même fléchi au cours des trois premiers mois de 2016 à Saguenay, puisque la progression du prix de vente moyen d'une résidence a augmenté plus rapidement que les revenus après impôts des ménages. Les maisons se sont vendues en moyenne à 182 797$, ce qui représente une hausse de 2,5% en un an. Le revenu des ménages de la RMR de Saguenay a aussi augmenté, passant de 66 786$ à 67 774$. Un bond de 1,5% qui ne suit toutefois pas la hausse du prix des maisons.

«La situation s'est en effet détériorée. Mais on est encore en zone abordable. C'est une bonne nouvelle pour les ménages. Ils ne font pas face à des conditions serrées, contrairement à d'autres régions du Québec», commente Chantal Routhier, économiste chez Desjardins.

Si on compare toutefois les chiffres du premier trimestre de 2016 avec ceux du dernier trimestre de 2015, le prix des maisons à Saguenay a augmenté de 5,3%. Il s'agit de la plus importante augmentation, après Vancouver, Toronto et Windsor. Quant au revenu moyen, la hausse est de 1,1% pour ces mêmes périodes comparées. «Il y a une hausse importante sur une courte période. Mais il peut suffire de quelques transactions importantes pour donner une impulsion supplémentaire sur le prix moyen. Par exemple, à Sherbrooke, il y a eu des transactions importantes, dont une d'une résidence de 12 millions$, ce qui a joué sur le prix moyen au dernier trimestre de 2015. Le prix a d'ailleurs baissé au début de l'année 2016. Si on regarde sur une période d'un an, la situation est plus stable à Saguenay», pointe Mme Routhier.

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