Négociations sur le bois d'oeuvre: Trudel réclame plus de fermeté

La députée néo-démocrate de Jonquière, Karine Trudel... (Archives Le Quotidien)

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La députée néo-démocrate de Jonquière, Karine Trudel

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La députée néo-démocrate de Jonquière, Karine Trudel, demande au gouvernement canadien de faire preuve d'une grande volonté politique pour contrer les visées protectionnistes de l'industrie américaine du bois d'oeuvre qui a toujours réussi à imposer ses conditions sur les mécanismes d'importation du bois canadien.

La députée fédérale de Jonquière a profité de la période des questions aux Communes, lundi, pour mettre de la pression sur le gouvernement canadien et obtenir des informations sur l'état de la situation. Des rumeurs ont circulé pendant la fin de semaine à l'effet que les Américains désiraient obtenir un mécanisme permettant d'imposer des quotas sur les quantités de bois importées du Canada.

60 000 emplois

«On entend dire que les États-Unis veulent imposer des quotas, et ce, après que le Canada se soit battu pendant des années devant les tribunaux pour les faire rejeter. L'industrie forestière, ce sont plus de 60 000 emplois directs au Québec, dont plus de 6000 au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Est-ce que le gouvernement va défendre l'industrie forestière du Québec et nous confirmer que les emplois seront tous protégés dans le cadre des négociations?», a interrogé la députée Trudel.

Engagement

Karine Trudel a rappelé aux membres du gouvernement Trudeau un engagement pris le 11 mars dernier. Il s'était engagé à produire un rapport complet dans les 100 jours sur cette question majeure pour la région. La députée mentionne que 50% du délai est expiré et que rien n'a transpiré à l'exception des informations négatives faisant état de la volonté américaine d'imposer une entente restrictive comme ce fut le cas lors de la dernière entente.

On sait que les Américains vont vouloir un accord plus restrictif, cela fait partie de leur modus operandi. À chaque ronde de négociation, ils augmentent la pression. C'est pourquoi, depuis le départ, nous avons dit qu'il fallait faire preuve d'une volonté politique sans faille et viser la protection de nos emplois forestiers. Nous avons fait beaucoup de représentation en ce sens auprès du gouvernement», indique le communiqué de Karine Trudel.

Le futur accord doit comprendre, selon la députée de Jonquière, une reconnaissance du nouveau régime forestier québécois, de la flexibilité ainsi qu'une modulation en fonction des réalités de chacune des provinces.

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