Enfouissement des déchets: les consultations débutent mardi

Le directeur général de la RMR, Guy Ouellet,... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Le directeur général de la RMR, Guy Ouellet, invite les gens à participer aux consultations publiques qui se tiennent cette semaine à Alma et Chicoutimi.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

«C'est une entente politique qui a été signée en novembre 2015 et là, on enclenche l'ensemble des études qui devraient nous permettre d'obtenir les permis et les décrets nécessaires pour accueillir Saguenay. On commence le processus d'acceptabilité sociale. Les gens vont venir nous dire leurs préoccupations. Ça va permettre de bonifier les études qui vont se réaliser. Évidemment, les études pourraient amener des éléments qui pourraient contraindre le projet. Il y a toujours un risque en environnement. Mais on ne croit pas», estime le directeur général de la RMR, Guy Ouellet.

Échéance

Le décret doit être modifié avant la fin de l'année 2017, date de fermeture du site de Laterrière. Mais l'augmentation du tonnage ne sera pas suffisante. Il s'agit d'une solution rapide en attendant l'agrandissement du site. En effet, pour éviter de mettre en péril la durée de vie du LET d'Hébertville-Station, la RMR mène en parallèle les démarches pour l'agrandir. Des démarches qui devraient durer près de quatre ans et qui se termineront par de nouvelles audiences publiques du BAPE.

«Si on continuait sur ce site sans agrandir, sa durée de vie serait peut-être de 12 ans au lieu de 42 ans. L'objectif est donc d'agrandir les cellules prévues et d'en développer de nouvelles», confirme M. Ouellet.

Tripler la capacité

Les Saguenéens génèrent 105 000 tonnes de déchets par année, soit le double des Jeannois. Le site doit donc tripler sa capacité pour conserver une durée de vie de plus de 40 ans.

Plusieurs études seront menées et divers scénarios d'agrandissement seront analysés avant les audiences du BAPE. Même si l'enfouissement des déchets du Saguenay n'est pas encore accepté, la RMR croit que les avantages d'un site régional unique sauront convaincre la population et le gouvernement.

«Dans l'entente, on n'a pas d'obligation de résultat. Si ça ne fonctionne pas, Saguenay devra se tourner vers une autre alternative. Entre temps, on va les dépanner, comme on dit. Mais on croit qu'on est réellement dans ce qu'on appelle l'orientation gouvernementale, qui est la régionalisation des déchets et la maîtrise d'oeuvre par le public. C'est ce qu'on a fait à la régie, et ce que Saguenay a aimé de ce projet-là. On parle d'enfouissement, mais notre but, en tant que corps public, est de moins enfouir. On souhaite même fermer le site un jour parce qu'on aura trouvé d'autres technologies», insiste le directeur général de la RMR.

Horaire des consultations

Les séances se tiendront à 19 h, mardi, à l'Hôtel Universel d'Alma, et jeudi, à l'Hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi. Dans ces deux soirées d'informations, les gens pourront en savoir davantage sur la démarche sociale, l'entente, le projet et son échéancier.

En plus de ces séances publiques, des ateliers thématiques ouverts à la population se tiendront à l'automne, lorsque les différentes études techniques seront terminées. Une somme de 1,3 million$ est réservée pour mener les deux démarches, soit celles pour modifier rapidement le décret et celles visant l'agrandissement du site. La facture est partagée par toutes les municipalités de la région ainsi que la communauté de Mashteuiatsh.

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