Le comportement du maire soulève des questionnements, selon l'ERD

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La chef de l'ERD, Josée Néron

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L'Équipe du renouveau démocratique (ERD) questionne le comportement du maire Jean Tremblay qui avait affirmé à plusieurs reprises avoir lui-même déposé une plainte contre Bernard Noël. Lundi, un commissaire de la Commission municipale du Québec (CMQ) a mis en doute cette version des faits.

Selon la conseillère et chef de l'opposition à l'hôtel de ville Josée Néron, ce seul élément mérite des explications. Elle a cité les occasions où le maire a déclaré publiquement avoir lui-même porté plainte afin de faire la lumière sur le voyage à Nice de Bernard Noël. «Nous avons été surpris d'apprendre par un commissaire que le maire n'avait pas porté plainte. Que le geste courageux avait été posé par Paul Grimard», reprend la conseillère municipale.

Les admissions de Bernard Noël, qui accepte de prendre toute la responsabilité de cette affaire de voyage financé par Promotion Saguenay sous de faux prétextes, ne satisfont pas l'ERD. L'affaire risque de se retrouver dans un autre forum puisque la formation politique considère que le conseiller Bernard Noël s'expose maintenant à des poursuites criminelles.

«On le voit très bien sur les réseaux sociaux. Les citoyens se posent toujours des questions. Ils veulent des réponses sur des affaires très simples et l'ERD évalue en ce moment les moyens à sa disposition afin d'avoir une véritable enquête pour comprendre comment tout ça a pu se produire. C'est pour cette raison que nous sommes en droit de demander une enquête externe et indépendante», a déclaré Josée Néron.

La conseillère municipale rappelle que le cas Noël est le second où un conseiller municipal proche du maire Jean Tremblay se fait prendre les doigts à voyager sans autorisation avec les fonds de Promotion Saguenay. Fabien Hovington a vécu une situation avec le Festival forestier de Shipshaw. Les conditions sont différentes, admet la conseillère municipale, mais ce sont deux événements qui mettent en cause des conseillers du groupe du maire.

«Dans le cas de Bernard Noël, les gens sont en droit de se demander comment il a été en mesure de passer à travers tous les contrôles de Promotion Saguenay. Le maire est le président de Promotion Saguenay et est à l'exécutif. »

Dans sa déposition, M. Noël confirme qu'une première commandite a été obtenue de Promotion Saguenay. Il ajoute qu'une seconde commandite a été obtenue pour des gilets et des médailles. Comment a-t-il passé les contrôles? On doit obtenir les réponses», insiste la conseillère municipale.

L'ERD a relevé rapidement, lundi, les différentes déclarations publiques en lien avec l'affaire des médailles et des chandails. En septembre 2013, Priscilla Nemey, de Promotion Saguenay, déclarait au Quotidien que tout était en règle dans le dossier de commandite des médailles et des chandails.

Plainte criminelle

En ce qui concerne la possibilité d'une enquête criminelle, ou même d'une plainte à l'Unité permanente anticorruption, Josée Néron a déclaré que l'ERD, en tant que formation politique, ne pouvait pas déposer de plainte. La plainte doit être déposée par un citoyen. Interrogée à savoir si l'ERD allait demander à un de ses membres de déposer une plainte, Josée Néron est demeurée prudente et a réitéré que le parti évaluait différents moyens pour que la lumière soit faite sur toute cette affaire.

Grimard déçu de retirer sa plainte

Paul Grimard aimerait savoir ce qui a pu... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 3.0

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Paul Grimard aimerait savoir ce qui a pu se passer officiellement dans le dossier de Bernard Noël.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

(Stéphane Bégin) - L'ancien chef de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Paul Grimard, est déçu de devoir retirer sa plainte contre le maire Jean Tremblay devant la Commission municipale du Québec (CMQ). Il avoue cependant qu'il n'avait pas vraiment le choix devant la faiblesse de la preuve.

M. Grimard est venu confirmer ses intentions, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi, aux juges administratifs de la CMQ, Mes Thierry Usclat et Martine Savard.

« En réalité, tout tourne autour de l'affidavit de M. Noël dans lequel il disculpe complètement le maire Tremblay. Il y a 50 pour cent du texte, dans une déclaration assermentée, où il écrit que le maire n'était au courant de rien. Il n'y a donc pas lieu de poursuivre. Est-ce que je le crois? Je ne peux rien dire. Je ne peux douter de la bonne foi de M. Noël. C'est à lui de juger avec sa conscience », a indiqué M. Grimard.

Ce dernier a déposé une plainte en décembre 2014 auprès de la CMQ. Selon les informations qu'il avait entre les mains à l'époque, le conseiller municipal laissait voir que c'était le maire de Saguenay qui lui avait offert le voyage en guise de récompense pour le travail bénévole accompli lors des Jeux du Québec et de nombreux autres événements sportifs.

« Je suis déçu parce que je n'ai pas l'impression que l'on a fait toute la lumière, pas l'impression que l'on a fait le fil des événements, regardé qui aurait dû approuver (la dépense), dans quelles circonstances que cela a pu se faire. C'est de là que vient ma déception », de dire Paul Grimard.

Concernant la sanction à imposer au conseiller municipal, l'ancien chef de l'ERD croit que la suspension est appropriée.

« Pour une sanction exemplaire, je pense que ça prend une suspension. Pas une question de vendetta. Le citoyen doit voir que lorsque l'on ne respecte pas son propre code d'éthique sur lequel on a été assermenté, ça ne peut pas passer comme de l'eau sous un pont », a indiqué Paul Grimard.

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