Tournée de la FTQ : Deux modifications législatives demandées

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Le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet

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Le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet, sera de passage dans la région mardi pour rencontrer les travailleurs et faire signer une pétition demandant d'interdire le recours à des briseurs de grève dans l'industrie et d'instaurer la rétroactivité lors de la négociation de conventions collectives.

M. Ouellet rencontrera les travailleurs des chantiers les plus importants de la région. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 51 % des travailleurs de la construction sont affiliés à la FTQ-Construction, soit quelque 4400 travailleurs sur environ 8700. Il s'agit d'un pourcentage à l'image du reste de la province: 44 % des travailleurs de la construction sont affiliés à la centrale syndicale.

La tournée des régions de la FTQ-Construction, entamée il y a peu, concorde avec la période officielle de maraudage entre les syndicats de l'industrie. Cette période qui revient maintenant aux quatre ans a débuté le 1er mai.

Le but premier de la tournée régionale n'est cependant pas de gagner de nouveaux membres, mais de préparer la prochaine négociation dans l'industrie, souligne le directeur général, en entrevue téléphonique avec Le Quotidien, dimanche.

Les négociations devraient débuter l'hiver prochain, puisque les conventions collectives viennent à échéance le 30 avril 2017.

En vue de ce retour à la table des négociations, la centrale syndicale demande au ministre du Travail de pouvoir négocier « à armes égales » avec la partie patronale.

Pour faire bouger le gouvernement, la FTQ-Construction a lancé une pétition demandant que deux modifications législatives soient apportées à la loi qui régit l'industrie, la loi R-20.

Elle demande que le recours à des briseurs de grève soit interdit lors des débrayages, comme dans les autres secteurs couverts par le Code du travail. La deuxième demande concerne la rétroactivité des conventions collectives, comme cela est le cas dans plusieurs domaines, explique M. Ouellet.

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