La nomination rapide réjouit Julie Dufour

Me Marc-Antoine Cloutier et Julie Dufour se réjouissent... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Me Marc-Antoine Cloutier et Julie Dufour se réjouissent des victoires obtenues, pas seulement pour eux, mais pour l'ensemble des citoyens de Saguenay.

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La conseillère municipale Julie Dufour se réjouit de voir que Saguenay entend rapidement nommer un nouveau vérificateur général. Elle est également satisfaite d'avoir eu gain de cause avec la procédure judiciaire.

La conseillère indépendante de Shipshaw n'a pas caché avoir remporté une première manche, vendredi matin, au moment où elle s'est exprimée sur les derniers développements survenus à l'hôtel de ville de Saguenay.

En temps normal, des procédures judiciaires devaient se dérouler en Cour supérieure du Québec, au Palais de justice de Chicoutimi, vendredi, pour démontrer que le mandat de sept années de la vérificatrice générale, Rina Zampieri, était terminé depuis le 26 avril et que Saguenay ne pouvait prolonger son mandat. La procédure judiciaire demandait aussi que le juge Gratien Duchesne oblige le conseil à nommer un nouveau vérificateur général.

«Je crois qu'aujourd'hui, ce sont les citoyens de Saguenay qui gagnent. C'est sûr que ce n'est pas une route, ce n'est pas un quai ou une Place du citoyen, mais c'est définitivement une grande bataille parce qu'enfin les gens auront droit à un processus pour la nomination du prochain vérificateur général. Les citoyens gagnent le fait d'être gouvernés par des élus qui respectent les lois et les façons de faire établies», a-t-elle mentionné.

Elle a répété, au cours des neuf derniers mois aux séances, que le conseil municipal devait nommer un nouveau vérificateur général. Mais elle n'a jamais obtenu d'écoute.

«Je suis fière de dire qu'un conseiller municipal autour de la table, qui se tient debout, peut faire la différence», a poursuivi Mme Dufour.

Au final, Julie Dufour souhaite maintenant un processus transparent pour la nomination du prochain vérificateur général et que les ressources humaines seront mises à contribution. «Car son travail est d'assurer un filet de sécurité pour les citoyens», de dire Julie Dufour.

Payer encore

Concernant le fait que le départ de Rina Zampieri coûtera environ 150 000$ à la Ville, Julie Dufour et son avocat, Me Marc-Antoine Cloutier, prétendent que Saguenay n'a pas à la payer parce qu'elle a remis sa démission et que son contrat légal devait se terminer le 26 avril 2016.

Nous continuons les démarches judiciaires, car la requête vise à faire annuler le contrat et la période de ce contrat après le 26 avril, à moins que la Ville n'entende raison. La première erreur aura été d'octroyer un tel contrat et non pas de l'honorer jusqu'à la fin, car il s'agit d'un geste illégal», indique Me Cloutier.

Me Cloutier et Mme Dufour n'ont pas été en mesure de consulter le contrat conclut entre la ville et Rina Zampieri, mais espèrent pouvoir le faire sous peu.

Nous poursuivons les discussions et nous espérons avoir accès aux documents. Nous tenterons de trouver une solution constructive. Nous ne cherchons pas à poursuivre pour poursuivre, ajoute Me Cloutier.

Ne pas avoir peur, dit la Ligue de l'action civique du Québec

« Le dossier est la démonstration, dans un contexte où l'administration de Saguenay cherche à imposer ses vues par toutes sortes de moyens et à établir un régime de peur qui est intimidant lors des séances du conseil, qu'aujourd'hui, lorsque l'on cesse d'avoir peur, que l'on est capable de gagner et d'imposer une façon de faire plus adéquate dans la gestion municipale. »

Frédéric Lapointe, président de la Ligue de l'action civique du Québec, devait assister aux procédures judiciaires de la conseillère Julie Dufour dans le dossier du vérificateur général de Saguenay.

Comme le dossier a été annulé au Palais de justice de Chicoutimi, M. Lapointe a plutôt assisté au point de presse de l'élue de Shipshaw.

« Ce qui s'est passé dans les dernières semaines est un message clair pour les indépendants du conseil qu'ils ne peuvent pas se fier, en matière judiciaire, juridique et de gouvernance, aux assurances formulées par le maire. Vous devez gérer la ville en votre âme et conscience et à partir des bonnes informations », poursuit M. Lapointe.

Ce dernier estime que les élus, notamment les indépendants, ne doivent pas répéter les erreurs du passé lorsque viendra le temps d'établir les critères d'embauche du nouveau vérificateur général.

« Ça prend quelqu'un de clairement indépendant. C'est ce qui se passe dans les autres villes et ça permet d'économiser des millions de dollars parce que le chien de garde fonctionne. Il transmet même des informations à l'UPAC. C'est la responsabilité des élus de Saguenay de bien faire les choses cette fois-ci. »

Le président de la Ligue d'Action civique du Québec a aussi eu de bons mots pour la conseillère Julie Dufour. Il précise que ses démarches et sa façon de se tenir debout a eu des échos aux quatre coins du Québec.

Revenant sur le climat de peur qui règne au sein du conseil municipal de Saguenay, Frédéric Lapointe rappelle que la ville a un historique de poursuites envers les gens qui leur posaient des questions difficiles et que le maire Tremblay est plutôt désagréable lors des séances du conseil.

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