Les fruits importés dans la mire du Syndicat des producteurs de bleuets

Le Syndicat des producteurs de bleuets veut interdire les bleuets frais... (ARCHIVES LE QUOTIDIEN)

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le Syndicat des producteurs de bleuets veut interdire les bleuets frais provenant de l'extérieur du Québec destiné à être transformé dans la région afin d'éviter la prolifération de la mouche du bleuet.

Une résolution a été votée en ce sens lors de la dernière assemblée générale de l'organisme. «Nous, ce que l'on veut, c'est d'éviter à tout prix que la mouche du bleuet s'installe dans nos champs. C'est une préoccupation des producteurs et nous allons en parler lors de la prochaine rencontre du conseil d'administration», a indiqué le nouveau président, Ghislain Saint-Pierre.

Le syndicat souhaite que les bluets soient déjà congelés avant d'être transportés dans la région. Il ne s'agit pas de bleuets vendus dans les épiceries, mais des bleuets qui pourraient être transformés dans les usines régionales. «Nous allons avoir des discussions avec les transformateurs pour voir comment ça peut fonctionner et quelles sont leurs contraintes. Ça mérite d'être discuté», a-t-il ajouté.

Pour les entreprises, la transformation de bleuets provenant de l'extérieur du Québec peut être essentielle dans les cas d'année où la production est faible au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Aussi, il faudra voir si le syndicat est en mesure de prendre une telle décision. Ce genre de restrictions est habituellement imposé par l'Agence canadienne d'inspection des aliments ou le ministère de l'Agriculture des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec.

Convention

Le nouveau président se donne jusqu'à la fin mai pour en arriver à une entente avec les transformateurs de bleuets pour l'adoption d'une nouvelle convention de marché.

«Si on n'arrive pas à s'entendre, c'est la Régie (des marchés agricoles et alimentaires du Québec) qui va trancher. Je pense qu'on devrait être bon pour avoir une convention avant le début de la saison. Les discussions vont bien. Ils nous restent de grosses journées de négociations», a indiqué M. Saint-Pierre.

Cette convention fixe les règles de vente des bleuets aux acheteurs et transformateurs. Le prix accordé et la marge bénéficiaire que se gardent les industriels ont été souvent au coeur des discussions.

À la recherche d'apiculteurs

Le président du Syndicat des producteurs de bleuets, Ghislain Saint-Pierre, souhaite faciliter l'accès à des apiculteurs pour les membres.

« C'est une idée que j'ai eue et que je veux amener au conseil d'administration. Dans le passé, j'ai eu de la difficulté à me trouver des abeilles pour polliniser ma bleuetière. Je sais que d'autres producteurs ont cette problématique », évoque-t-il.

Le Syndicat pourrait donc offrir le service aux producteurs de leur trouver des apiculteurs qui leur fourniraient des ruches pour la saison de pollinisation. La façon de faire reste à mettre en place. Sachant que le travail des abeilles est névralgique pour connaître une bonne récolte, les producteurs ne doivent pas lésiner sur cet investissement.

Par contre, il n'est pas toujours facile d'en trouver. « En servant d'entremetteur, ça va faciliter les démarches des producteurs. Aussi, ça peut être une bonne chose pour les apiculteurs de la région et du Québec qui pourraient peut-être songer à offrir plus de ruches », mentionne le président.

La demande pour les ruches d'abeilles est en progression constante. Par contre, les colonies se font de plus en plus rares. Même que l'on commence à observer le vol de ruches au Québec.

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