Steeve Émond marqué à jamais

Steeve Émond... (Photo courtoisie)

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Steeve Émond

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le son des sirènes d'évacuation, la présence de flammes à quelques mètres, des centaines de voitures coincées sur les routes, une pénurie d'essence... Ordonné de quitter Fort McMurray, le Chicoutimien Steeve Émond a fui ce paysage aux allures apocalyptique, en début de semaine. Des scènes qui marqueront à jamais ce camionneur qui croit que l'évacuation aurait dû être décrétée plus tôt.

«Quand j'ai su que je devais quitter mon quartier, j'étais au travail, à un club de golf. J'ai ensuite aperçu les flammes qui arrivaient derrière les arbres, derrière le terrain. Mais il y avait encore des golfeurs sur le terrain à ce moment», décrit celui qui travaille à Fort McMurray depuis plus d'un an et demi.

Steeve Émond se rend immédiatement à la résidence qu'il loue pour aller chercher son chat et son chien. Il prend ensuite la route pour rejoindre des amis dans un secteur de la ville qui semblait encore sécuritaire. Mais Steeve Émond se retrouve coincé dans le trafic, alors que les flammes ne cessent de se rapprocher.

«Je voulais continuer à pied, mais avec ma cage pour chat, je trouvais ça plus compliqué. J'ai donc décidé de passer sur la piste cyclable et dans le boisé. C'est comme si j'avais roulé dans le parc Rivière-du-Moulin avec une voiture. Une douzaine de véhicules ont fait comme moi. Il n'y avait carrément plus de règles sur les routes», raconte le camionneur.

«C'est d'ailleurs pour cette raison que je pense que l'évacuation va être très critiquée. Les flammes étaient beaucoup trop près des voitures. Il y a aussi eu des pénuries d'essence sur l'autoroute.»

Ce dernier a trouvé refuge à Edmonton dans un hôtel avec des amis. Même s'il possède toujours une résidence à Saguenay, Steeve Émond compte demeurer en Alberta et travailler à Fort McMurray.

«Pour l'instant, je tente de décompresser. Pour la suite, c'est difficile à dire. Mais je pense qu'il y aura encore du travail pour moi. La ville sera à reconstruire et je travaille pour une compagnie d'alimentation. Les gens vont avoir besoin de nourriture», souligne le Chicoutimien.

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