L'escadron 439 fêtera son 75e anniversaire en grand

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Richard Girouard, qui a collaboré à la rédaction du livre relatant l'histoire de l'escadron 439, est entouré du capitaine Alain Tanguay et du major Frank Gauvin.

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Normand Boivin
Le Quotidien

Un an avant la base de Bagotville, l'escadron 439 de recherche et sauvetage fête, cette année, son 75e anniversaire.

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Dans le cadre du 75e, l'un des trois CH-146 Griffon a été peint aux couleurs du tigre

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Les célébrations vont culminer à la fin du mois, alors que les anciens ont rendez-vous au hangar du 439 pour un souper où on retracera l'histoire de cette unité qui, avant de supporter les escadrons de chasseurs, a elle-même été au coeur des combats pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Né à Rockcliffe, en banlieue d'Ottawa en 1941, l'escadron à la tête de tigre aux dents de sabre a tout d'abord servi à l'entraînement des pilotes, en utilisant notamment des chasseurs Hurricane, puis s'est installé en Angleterre en décembre 1943 d'où il a été un maillon important du Débarquement de Normandie. Ses nouveaux Typhoon, spécialisés dans les attaques air-sol, ont bombardé, le 6 juin 44, les batteries du Mur de l'Atlantique érigé par les Allemands avant de pilonner ponts, trains, et chars d'assaut pendant la progression des Alliés, en payant le prix fort en vies de pilotes qui devenaient des cibles faciles pour les tireurs au sol.

Lire l'histoire du 439, c'est comme suivre le récit de l'Aviation royale canadienne. Car après le conflit mondial, il fut basé en Allemagne pendant toute la Guerre froide, accueillant tour à tour les premiers jets de combat, les F-86 Sabres en 1951, puis, en 1964, les véritable avions-fusées qu'étaient les CF-104 Starfighter, un avion tactique surnommés le Widow Maker (faiseurs de veuves) en raison de son pilotage rendu difficile par ses petites ailes et son puissant moteur. Enfin, le 439 a fini son séjour de près de 50 ans en Europe en 1993, huit ans après l'arrivée des nouveaux chasseurs-bombardiers CF-18.

Des millions de jeunes à travers le monde ont également pu suivre les faits d'armes du 439, couleurs qu'a portées Dan Cooper, le héros du bédéiste belge Albert Weinberg. Rapatrié au Canada, l'escadron a donné son nom à l'unité de soutien au combat de Bagotville, dont la mission est de veiller à la sécurité des pilotes de CF-18 en cas de problème.

À son arrivée à Bagotville, le 439 comptait, en plus des hélicoptères Iroquois remplacés depuis par les Griffon, sur les vieux T-33 Silverstar qui servaient à l'entraînement des pilotes de CF-18 en jouant le rôle d'ennemis.

Retrouvailles

C'est donc à la lourde tâche de retrouver les anciens que s'attaquent le commandant du 439, le major Frank Gauvin et le capitaine Alain Tanguay, pour la soirée du 28 mai. À cette fin, ils ont créé une page Facebook « 75e Anniversaire Escadron 439 SC Bagotville » afin de rejoindre le plus de vétérans possible.

Déjà, une soixantaine d'entre eux ont confirmé leur présence et on espère renouer avec des pilotes de CF-104 et de Sabre. Encore récemment, ces retrouvailles auraient pu compter sur John Colton, un vétéran qui accomplit 104 missions sur le Hurricane et le Typhoon, mais il est disparu l'an dernier.

Les premiers invités pourront fraterniser le vendredi soir au mess des officiers, mais pas trop, car il y aura un tournoi de golf de style « shot gun » au club de Port-Alfred. L'escadron ouvrira les portes de son hangar en après-midi pour une exposition avant le souper et la soirée qui clôtureront les activités.

« On est comme une petite famille », affirment les pilotes Tanguay et Gauvin, en faisant référence aux 46 militaires, civils et réservistes qui travaillent à l'Escadron 439.

Même s'il ne dispose que de trois appareils, il est un maillon important de l'activité à Bagotville, car la sécurité des pilotes de chasse qui partent en mission repose sur eux dont la tâche consiste à les récupérer en cas d'éjection.

Parallèlement à sa mission principale, le 439 effectue bon an mal an une vingtaine de missions de sauvetage pour la population civile.

Au cours de la dernière année, par exemple, ils sont intervenus sur les lieux d'une dizaine d'écrasements d'avion. Les pilotes de Bagotville viennent aussi à la rescousse des pêcheurs, chasseurs ou motoneigistes en péril lorsque les autorités civiles ne sont pas en mesure de le faire et demandent la collaboration de l'Aviation royale canadienne.

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