Le camping Blanchet souhaite l'annexion

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Les dirigeants du camping Blanchet souhaitent l'annexion d'une partie du territoire à Desbiens. Cette fusion viendrait «régulariser» le passé, croit la Société récréotouristique de Desbiens qui opère le site se trouvant au coeur de la parcelle convoitée par les élus desbienois.

Le président de l'organisation, Gérald Lavoie, a officiellement fait connaître sa position dans le dernier bulletin envoyé à ses membres.

«Durant toutes ces années, ce sont des citoyens de Desbiens qui ont développé le camping. Certes, la population de Desbiens a joui d'un accès au lac. Mais la municipalité de Chambord a profité de plusieurs milliers de dollars en taxes foncières, sans jamais retourner à notre société une partie de ces gains que ce soit en argent ou en services», peut-on lire dans l'Info membre.

Le président rappelle d'ailleurs que le camping portait autrefois le nom de Plage Desbiens, car ce sont des pionniers desbienois, sous l'égide des Pères Rédemptporistes, qui en ont jeté les bases. «Nous croyons juste que les terrains occupés et développés par les desbienois rapportent à notre municipalité et qu'aussi tout imbroglio sur l'appartenance soit sans équivoque, car depuis toujours les gens de partout viennent au camping Blanchet de Desbiens (et non de Chambord).»

Les administrateurs de la Société estiment également que l'absence d'approvisionnement en eau potable nuit au développement futur du site. En effet, Chambord ne peut fournir l'eau et les égouts dans ce secteur. Desbiens peut toutefois étendre son réseau à ce territoire riverain. C'est d'ailleurs ces services qui sont la pierre angulaire de l'annexion. Les villégiateurs de Chambord, rappelons-le, ont entamé les premières démarches en 2015 pour obtenir l'eau et les égouts.

«Pour nous, cela s'inscrit dans la régularisation du passé, de notre histoire. Et nous espérons que, peu importe le résultat de cette démarche, les gens des deux communautés seront raisonnables. Car après, nous devrons encore nous côtoyer, parler, partager, négocier et vivre ensemble», écrivent les administrateurs.

Motel Lac-Saint-Jean

En plus du camping Blanchet et quelque 120 nouvelles résidences, Desbiens accueillera le Motel Lac-Saint-Jean sur son territoire si l'annexion va de l'avant. Le propriétaire, Patrice Couture, comprend l'opposition du maire de Chambord à cette fusion. Mais pour l'homme d'affaires, faire partie de Desbiens viendrait grandement faciliter l'opération de son commerce.

«Ils perdent des revenus et des gens pour payer collectivement. Mais pour moi, ça serait un atout majeur d'avoir de tels services. Ça coûte beaucoup d'argent pour l'entretien des fosses septiques. Et il y a tous les tests d'eau que je dois faire pour exploiter mon commerce. Si Chambord pouvait m'offrir ces services, je voudrais rester. Mais ce n'est pas le cas», exprime M. Couture.

La municipalité de Chambord a réitéré, lundi soir, son opposition à cette annexion. Le projet est maintenant entre les mains du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire. Les élus de Chambord doivent maintenant répondre à l'enquête menée par le ministère.

Si le gouvernement accepte cette fusion, le territoire de Desbiens triplera. La municipalité, qui est l'une des plus petites de la région avec ses quelque 11 kilomètres carrés, demande l'ajout de 25,6 kilomètres carrés qui appartiennent à Chambord.

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