Serres Toundra: pas de retard

Des travailleurs hollandais sont à l'oeuvre pour ériger... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Des travailleurs hollandais sont à l'oeuvre pour ériger les serres. Ces travaux devraient être terminés dans six semaines.

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Louis Potvin
Le Quotidien

D'ici six semaines, les structures de 850 000 pieds carrés des Serres Toundra seront érigées.

Une visite du chantier, mardi, a permis de saisir toute l'ampleur du site qui va produire des millions de concombres par année. Depuis deux jours, une équipe de travailleurs hollandais monte les structures de cet imposant complexe qui se déploie sur plusieurs hectares.

Les conteneurs en provenance des Pays-Bas entrent à Saint-Félicien à une bonne cadence. Plusieurs centaines de chargements de matériels sont attendus au cours des prochaines semaines. L'armature des serres commence à prendre forme. Par la suite, d'immenses panneaux de verres seront installés au-dessus. Des murs faits de matériaux composites permettront d'améliorer la productivité des plants.

« À lui seul, le verre permet une augmentation de la croissance de 8 %, donne comme exemple un des promoteurs, Éric Dubé. On prévoit que ça va prendre 17 jours pour faire pousser un concombre anglais et cinq jours pour un libanais. »

Il n'y a pas de retard dans l'échéancier. Les premiers concombres devraient être récoltés en octobre. L'entièreté de la production sera vendue dans les IGA du Québec. Environ trois camions par jour quitteront Saint-Félicien pour se rendre aux réseaux de distribution de Sobeys.

La salle d'entreposage de 76 000 pieds carrés est construite. Il reste l'aménagement intérieur à compléter. Au bout des serres se trouve un immense bassin contenant 53 millions de litres d'eau. L'entreprise a déployé un système de captation d'eau de pluie et de réutilisation de l'eau d'arrosage.

Chaque plant devrait fournir 90 concombres. Un système de cordes permet de maintenir les plants afin de produire des concombres parfaits. Du coup, il se trouve à la hauteur des yeux des cueilleurs. Ceux-ci les mettront dans des bacs mobiles automatiques qui vont se rendre directement à salle d'emballage.

Aucun insecticide ou pesticide ne sera utilisé durant la croissance des plants

Gilles Potvin, Bertrand Fradet, Geneviève Bilodeau, Éric Dubé... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin) - image 4.0

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Gilles Potvin, Bertrand Fradet, Geneviève Bilodeau, Éric Dubé et Caroline Fradet ont présenté le nouveau logo de l'entreprise lors de l'invitation aux chercheurs d'emploi de participer à la Foire de l'emploi à l'Hôtel du Jardin de Saint-Félicien.

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Une foire de l'emploi se tiendra vendredi

Les dirigeants des Serres Toundra espèrent que de nombreuses personnes vont se déplacer pour participer la Foire de l'emploi et ainsi combler les quelque 150 emplois disponibles.

« Nous cherchons des gens qui sont très motivés et qui ont une bonne capacité d'adaptation. Il va s'agir de speed dating qui va nous permettre d'avoir un contact humain avec la personne et déterminer si elle cadre avec nos besoins. Ça va faciliter la sélection plutôt que d'avoir à analyser un CV sans le sentiment humain », a indiqué la directrice des ressources humaines, Geneviève Bilodeau.

Cette Foire de l'emploi aura lieu le vendredi 6 mai de 10 h 30 à 21 h à l'Hôtel du Jardin de Saint-Félicien. Les gens de tous âges sont les bienvenus.

« On invite les gens à apporter un CV. Pour ceux qui n'en ont pas, il y aura des personnes qui vont être en mesure de les accompagner pour en rédiger un. Aucune formation préalable n'est requise. C'est nous qui allons former toutes les personnes parce que le concept est totalement nouveau », explique-t-elle.

L'entreprise cherche des cueilleurs (80 %) et des emballeurs (20 %). Les cueilleurs vont travailler debout. La récolte des concombres se fait sans se pencher ou monter sur un petit escabeau. L'hiver, la température dans la serre sera de 23 degrés Celsius. Il fera beaucoup plus chaud en été. Les gens devront donc être en bonne forme physique.

Serres Toundra n'a pas envisagé d'avoir recours à des travailleurs étrangers. « On pense combler les emplois dans la région, car il s'agit d'un travail à l'année qui se pratique dans d'excellentes conditions », a précisé pour sa part un des promoteurs, Éric Dubé.

L'entreprise va s'adapter aux besoins de certains travailleurs comme les plus âgés ou les étudiants qui voudraient travailler à temps partiel.

On songe aussi à mettre en place un réseau de transport pour favoriser ceux qui n'auraient pas de voiture.

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