Réactions régionales à la démission de Pierre Karl Péladeau

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Le député libéral de Dubuc, Serge Simard

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Le Quotidien

Les réactions à la démission de Pierre Karl Péladeau ont été nombreuses dans la région, tout comme dans le reste de la province.

Serge Simard: « C'est quelque chose qui va lui permettre d'aller plus loin dans la vie »

(Laure-Gagnon Tremblay) - Le député libéral de Dubuc, Serge Simard, estime qu'on ne peut pas critiquer la décision de Pierre Karl Péladeau.

« On a tous des familles et je pense que c'était vraiment important pour M. Péladeau de faire ce choix-là », a commenté le député, qui a appris la nouvelle par les journalistes, puisqu'il était en conférence de presse au moment de l'annonce.

« Avant la politique, il y a la vie, a ajouté M. Simard, qui refuse de critiquer ce choix. C'est quelque chose qui va lui permettre d'aller plus loin dans la vie, c'est ça qui est important. »

Par ailleurs, il n'a pas voulu commenter les rumeurs qui veulent que M. Péladeau ait été très critiqué au sein même de son parti. « Ça, c'est la décision du Parti québécois. S'il y a eu des critiques qui circulaient à l'intérieur, je ne suis pas au courant. »

Questionné sur le fait que le Parti libéral se retrouve une nouvelle fois avec une opposition en reconstruction, il a simplement répondu que c'est de cette façon que fonctionne la politique.

« La démocratie fait en sorte que les chefs se suivent et l'ensemble du parti doit poser des gestes avec ses membres », a expliqué le député.

Mireille Jean respecte la décision

(Dominique Gobeil) - La nouvelle députée de Chicoutimi, Mireille Jean, accueille avec respect, mais aussi bien de la déception, la démission de Pierre Karl Péladeau comme chef du Parti québécois et tient à rassurer ses électeurs sur ses projets qui resteront inchangés, même si elle est encore en période d'adaptation à l'Assemblée nationale.

«Ça me déçoit de voir qu'on ne poursuivra pas la route ensemble. C'était un bon chef et je pense qu'il faisait un excellent travail, confie-t-elle en entrevue téléphonique lundi soir. Ça ne change rien pour mon plan de match. On garde le cap et on continue de monter l'équipe et le bureau à Chicoutimi. J'ai senti une grande solidarité entre les députés depuis mon arrivée et je suis confiante pour la suite.»

Marc Asselin étonné

(Laura Lévesque) - Marc Asselin a appris avec étonnement le départ de Pierre Karl Péladeau. Le maire d'Alma s'est d'ailleurs montré empathique envers la situation de l'ancien chef du PQ.

«Avant de parler politique, on pense à l'homme. On a vu un homme déchiré. On voit d'ailleurs de plus en plus cette nouvelle génération de politiciens. Des pères, des mères, qui ont leur propre carrière, qui veulent être avec leurs enfants. À une autre époque, il y avait toujours un parent qui se sacrifiait davantage», constate le maire d'Alma.

Mais ce dernier voit en Alexandre Cloutier, également père de jeunes enfants, un potentiel chef du Parti québécois. «Il représente bien cette nouvelle génération de politiciens. Il n'a jamais un ton accusateur, il sait parler des enjeux. Je le vois toujours en lice, c'est bien sûr. Mais cette décision lui revient.»

Marc Maltais se réjouit

(Laura Lévesque) - Joint hier, Marc Maltais n'a pas caché sa joie envers la démission du chef du parti. «La social-démocratie du PQ est morte en même temps que mon appui à ce parti», avait déclaré le syndicaliste, lors de l'élection de M. Péladeau au printemps dernier. Il souhaite maintenant que M. Cloutier prenne la relève.

«PKP n'était clairement pas mon chef. Je ne comprenais pas pourquoi les gens voyaient en lui le sauveur. Je doutais d'ailleurs à renouveler ma carte de membre», a répondu M. Maltais, qui a accepté de réagir en tant que militant et non en tant que représentant régional de la FTQ.

«Alexandre fait un très bon travail en tant que député. Il peut compter sur mon amitié et sur ma fidélité. J'offre même mes services s'il a besoin», a-t-il ajouté.

Ce qu'ils ont dit...

« Je suis très surpris. Je ne l'ai pas vu venir. Notre association travaillait très fort à la préparation du prochain congrès. Le travail sur le terrain et le renouvellement des membres se passaient bien. On sentait une belle énergie pour notre parti surtout avec la victoire convaincante dans Chicoutimi. »

- Patrice Bouchard, vice-président du Parti québécois dans Roberval

« Je ne suis pas vraiment surpris. Je me suis toujours demandé comment un homme comme Pierre Karl Péladeau, qui possède autant d'entreprises et qui est toujours à risque d'être en conflit d'intérêts, a pu devenir chef de parti. De plus, il est vrai que la politique est très dure pour la famille.»

- Guy Larouche, maire de Roberval

« Comme la plupart des gens, ça m'a surpris. Par contre, il a eu de nombreux défis à surmonter depuis qu'il a été élu chef et il faut croire qu'il n'a pas réussi. Le départ de Pierre Duchesne (chef de cabinet de Péladeau) était peut-être un signe avant-coureur. »

- Richard Hébert, maire de Dolbeau-Mistassini

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