Sylvain Gaudreault sous le choc

Le député péquiste Sylvain Gaudreault... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Le député péquiste Sylvain Gaudreault

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sylvain Gaudreault est sous le choc. Le député de Jonquière essaie de digérer la nouvelle du départ du chef du Parti québécois, Pierre-Karl Péladeau, qu'il n'a jamais vu venir. Quant à la possibilité qu'il soit intéressé par l'intérim du PQ ou de la course à la direction, il avoue qu'il est trop tôt pour s'arrêter à ça.

Au cours d'un entretien téléphonique, lundi soir, M. Gaudreault a laissé voir qu'il n'avait jamais envisagé entreprendre sa semaine de travail avec une pareille bombe politique.

« C'est un véritable choc. Je ne l'ai pas vu venir du tout. Il a été élu il y a moins d'une année (au premier tour avec 57 pour cent des votes). On a travaillé fort depuis un an pour lui donner des conseils et du contenu. Son départ est donc une véritable surprise », indique Sylvain Gaudreault.

Il va sans dire que le retrait de l'arène politique de M. Péladeau crée un vide au sein du Parti québécois.

« C'est assez déstabilisant. Mais je pense que notre parti, notre institution est plus forte que les individus qui la forment. Le Parti québécois a plus de 40 ans d'existence et a toujours passé au travers des moments difficiles. Il y a eu plusieurs chefs, ils sont partis et le PQ est encore là », ajoute le député de Jonquière.

Il suffit de penser aux départs volontaires ou forcés des chefs René Lévesque, Lucien Bouchard, Jacques Parizeau, Bernard Landry ou Pauline Marois pour comprendre le commentaire de l'élu jonquiérois.

Il ne croit donc pas que le départ de Pierre Karl Péladeau pourrait amener les électeurs et les membres du parti à perdre confiance en la formation politique.

« Il est évident que ce n'est pas souhaitable de vivre une pareille situation. Mais les gens vont comprendre les motifs derrière la décision de M. Péladeau », dit-il.

Et la direction

Sylvain Gaudreault ne veut pas commenter les informations voulant qu'il soit intéressé à assumer l'intérim du PQ ou à tâter le terrain pour vérifier ses appuis en prévision de la prochaine course à la direction du parti.

« Aujourd'hui, j'encaisse le choc de cette nouvelle. Nous allons nous réunir en caucus cette semaine et nous allons déterminer probablement la façon de faire pour trouver un chef par intérim et regarder la manière de tenir la prochaine course au leadership. »

« En ce qui me concerne, il est beaucoup trop tôt pour que je pense à l'intérim ou à la direction du parti. Je ne sais pas d'où viennent les rumeurs, mais je ne suis pas en mode pour dire si je vais me présenter ou non », a conclu M. Gaudreault.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer