La gestion du lac Kénogami confié au Camping Jonquière ?

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Le conseiller Luc Boivin aimerait que Saguenay obtienne un statut particulier pour gérer le lac Kénogami.

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Si Saguenay obtient du gouvernement un statut particulier pour gérer le lac Kénogami, le mandat pourrait être confié au Camping Jonquière, selon le conseiller Luc Boivin.

L'organisme paramunicipal recevrait ainsi des subventions à cet effet et pourrait par exemple mettre en place des installations sanitaires tout autour du plan d'eau. Le pouvoir de réglementation à ce sujet n'est toutefois pas encore une compétence détenue par la ville.

Le dossier du Camping Jonquière et celui des territoires publics intramunicipaux, comme le lac Kénogami, font partie du mandat général que le maire Jean Tremblay a confié à l'élu baieriverain il y a environ trois mois. Même si elle est conseillère de ce district, Christine Boivin ne rejoint probablement pas les plans du maire pour le secteur puisque ses conflits avec l'organisme se retrouvent devant les tribunaux.

Environnement

Celle-ci soutient que le lac alimente en eau potable environ 70% des foyers de Saguenay, soit près de 120 000 personnes. «Il ne faut pas oublier que c'est cela sa mission première, non être un terrain de jeu.»

Luc Boivin accorde que la ville doit prendre les devants avant de se retrouver dans une situation difficile comme Québec avec le lac Saint-Charles, où la protection désirée du plan d'eau crée des tensions par rapport aux attentes des propriétaires riverains.

«Le lac Kénogami est un joyau touristique. La gestion doit aussi se faire en respect de l'usage récréatif, croit-il. Une organisation avec une structure solide serait mieux placée pour agir qu'une association de bénévoles. C'est ce qu'on fait avec Contact Nature à La Baie.»

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La conseillère Christine Boivin se désole que le travail des bénévoles reste dans l'ombre.

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Christine Boivin rappelle le travail des bénévoles

La conseillère municipale de Lac-Kénogami, Christine Boivin, tient à souligner le travail des bénévoles à l'origine d'un code d'éthique pour les usagers du plan d'eau, celui-ci ne concernant pas seulement la Ville de Saguenay, mais aussi la MRC du Fjord-du-Saguenay, ainsi que les municipalités de Larouche et d'Hébertville.

«Pour que ça marche, elles aussi doivent adopter le code en conseil au cours du prochain mois», affirme Mme Boivin, qui a accompagné l'Association pour la protection du lac Kénogami (APLK), à l'initiative du projet, durant ses démarches depuis près d'un an. Saguenay doit entériner lundi midi le procès-verbal de la commission d'urbanisme, laquelle a déjà accepté le document qui vise à sensibiliser les villégiateurs pour créer un environnement sécuritaire et agréable.

«Les bénévoles ont mis beaucoup d'efforts et d'énergie, et là, tout le mérite semble aller au maire Jean Tremblay et au conseiller Luc Boivin qu'il a chargé du dossier. Comme élue, j'ai mis l'association en contact avec le comité d'urbanisme et les forces policières pour monter un code qui se tient», explique-t-elle. On peut y lire des indicatifs comme «réduire sa vitesse à l'approche de la rive et dans les baies» ou «utiliser un système prévenant les fuites lors du remplissage du carburant» pour les propriétaires d'embarcations motorisées.

Irrespect

Christine Boivin se désole que le travail des bénévoles reste dans l'ombre. «C'est un manque de respect.» Elle estime que ce n'est pasla première fois que l'administration Tremblay agit de la sorte. Le conseiller Luc Boivin assure en entrevue téléphonique qu'il ne veut pas «prendre le crédit» de cette réalisation et admet qu'il n'a pas encore eu le temps de rencontrer l'APLK.

«Le code est seulement une première étape. C'est un voeu pieux. Pour que les policiers aient vraiment le pouvoir de faire respecter les règles, il faut que la ville vote un vrai règlement, mais pour ça, le gouvernement doit nous donner un statut de gestion particulier», précise-t-il.

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