UQAC: trois doctorats honorifiques décernés

L'UQAC a décerné un doctorat honorifique à Marc-André... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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L'UQAC a décerné un doctorat honorifique à Marc-André Bédard, L. Jacques Ménard et Michael Snow, vendredi soir, lors d'une cérémonie au Pavillon sportif.

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PAGE UQAC / L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a décerné trois doctorats honorifiques, vendredi soir, à Marc-André Bédard, à L. Jacques Ménard et à Michael Snow, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée au Pavillon sportif. Nous vous présentons un court portrait des trois récipiendaires qui ont chacun à leur manière contribué au développement et au rayonnement de la région et de la province.

Marc-André Bédard, l'homme politique

Ministre de la Justice sous René Lévesque, vice-premier ministre, mais avant tout, député de Chicoutimi.

Marc-André Bédard a mené de grandes réformes juridiques: modernisation du droit de la famille et réforme du Code civil, amenant des changements majeurs pour les femmes; modifications à la Charte des droits et libertés de la personne pour interdire la discrimination fondée sur le handicap, l'orientation sexuelle ou l'état de grossesse; réforme des tribunaux et modernisation du réseau de la Sûreté du Québec, sont quelques-unes des réalisations de celui qui détient le plus long record comme ministre de la Justice (huit ans et demi).

Profondément attaché à sa région, M. Bédard, rencontré par Le Quotidien, souligne que l'une de ses plus grandes satisfactions en carrière a été la relation de confiance établie avec la population de sa circonscription.

Dans Chicoutimi, la modernisation de l'hôpital, le déménagement du Palais de justice et la concrétisation de la deuxième phase de l'UQAC font partie de quelques-unes de ses réalisations.

À la fin de sa carrière politique, de nombreuses opportunités auraient pu l'amener à l'extérieur de la région. «Je suis attaché à ma région. Je me voyais continuer ici, à travailler sur les projets de la région», partage-t-il. Pendant 10 ans, il a été conseiller spécial du recteur de l'UQAC, Lucien Gendron, et a contribué à fonder le Consortium de recherche sur la forêt boréale commerciale et le Centre québécois de recherche sur le développement sur l'aluminium.

Il ne pouvait s'empêcher, vendredi, d'avoir une pensée pour sa conjointe, Nicole, décédée en 2013, une femme «de coeur et de générosité» qui l'a appuyé tout au long de son parcours.

L. Jacques Ménard, le banquier philanthrope

Président de BMO groupe financier Québec, L. Jacques Ménard refuse de se figer dans le stéréotype du banquier. Impliqué socialement, «servir le bien commun» s'inscrit tout naturellement dans son agenda, comme ses autres activités professionnelles.

Cette seconde nature et son implication lui ont valu le titre, en 2014, du président-directeur général le plus engagé socialement, selon le journal Les Affaires. Impliqué dans de nombreux conseils d'administration, fondateur d'organismes et de mouvements, président d'honneur d'événements, ses contributions sociales sont nombreuses. Il partage en outre son expérience et sa vision d'un monde meilleur dans les trois livres qu'il a écrits dans les dernières années.

Son dernier cheval de bataille, qui est aussi sa plus grande fierté en carrière, demeure son engagement pour la réussite scolaire. Inspiré par le professeur Michel Perron, il fonde en 2008 le Groupe sur la persévérance scolaire. «Nous avons réussi ensemble à faire de la réussite scolaire un débat national et à créer un mouvement social, se réjouit l'homme d'affaires, en entrevue avec Le Quotidien.

«C'est un honneur que je partage avec ces pionniers qui ont travaillé et travaillaient dans la région pour cet enjeu», ajoute celui qui souligne aussi le soutien continuel de sa conjointe, Marie-José.

M. Ménard, né à Chicoutimi, où il a vécu cinq ans, se dit particulièrement flatté de recevoir ce doctorat honorifique de l'université de sa ville natale.

Michael Snow, l'artiste international

L'oeuvre de l'artiste multidisciplinaire Michael Snow a fait le tour du monde. Que ce soit par ses oeuvres d'art publiques, par ses films ou sa musique, son art a capté et attire encore aujourd'hui l'attention des critiques d'art à travers la planète. Ses racines demeurent toutefois profondément ancrées à Chicoutimi.

Il n'y a vécu que deux ans, mais garde des souvenirs impérissables de ses étés passés en bordure du lac Claire, au chalet de son grand-père, Elzéar Lévesque, qui a été maire de Chicoutimi dans les années 30. Cette période a eu une influence importante sur celui qui a choisi plus tard de se consacrer à l'art.

M. Snow a reçu de nombreux prix pendant sa carrière, dont l'Ordre du Canada en 1982, l'Ordre des arts et lettres en France en 1995 et le premier Prix du gouverneur général en arts visuels et arts médiatiques en 2000. Vendredi, il a reçu le titre honorifique qui lui a été décerné par l'UQAC avec une émotion particulière.

«Évidemment, c'est important pour moi, car c'est ici que je suis devenu un artiste et un musicien, à cause de mon grand-père qui m'a influencé par ses actions, a témoigné M. Snow, lors d'un entretien avec Le Quotidien. Ça me touche beaucoup, car c'est le lieu de mon enfance, et d'être reconnu comme cela, après 85 ans, c'est fantastique.»

L'artiste n'a jamais rompu les liens avec la région, collaborant avec l'UQAC, le Centre Bang et la galerie Séquence, entre autres, à différents moments.

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