L'UPA critique le ministre Pierre Paradis

Le président de l'UPA du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Yvon Simard,... (Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le président de l'UPA du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Yvon Simard, et le vice-président de la confédération, Martin Caron

Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

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Le Quotidien

Le bras de fer entre l'Union des producteurs agricoles du Québec (UPA) et le ministre de l'Agriculture, Pierre Paradis, s'est déplacé dans la région avec, comme trame de fonds, les modifications au programme d'Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA).

L'UPA régionale a profité du passage du vice-président de la confédération, Martin Caron, pour présenter à la presse les modifications souhaitées par le gouvernement du Québec et qui risquent d'avoir un impact majeur pour les entreprises de la région. Ces modifications surviennent alors que l'UPA exige que le premier ministre du Québec rappelle à l'ordre le ministre de l'Agriculture qui, selon le président régional Yvon Simard, est loin de réaliser le mandat pour lequel il a été nommé.

L'UPA considère que les consultations menées par le ministre - et député libéral de Brome-Missisquoi - Pierre Paradis sur l'assurance stabilisation sont un bon indicateur des intentions de l'État et surtout de la vision du ministre pour l'avenir de l'agriculture.

«Le dossier de la sécurité du revenu est majeur pour assurer le développement du secteur agricole et l'établissement des jeunes en agriculture. En 2014, un groupe de travail réunissant l'UPA, le MAPAQ et la Financière agricole du Québec s'est penché sur la refonte des programmes. Son rapport contenant les recommandations unanimes de ses membres a été remis au ministre au début 2015», rappelle le président de l'UPA.

Ce rapport, toujours selon Yvon Simard, contenait des recommandations pour aider les agriculteurs dans le bien-être animal, les ententes de libre-échange et d'autres secteurs où il est urgent d'agir. «En lieu et place, notre cher ministre de l'Agriculture décide d'abaisser les filets de sécurité des entreprises agricoles. Quelle recette indigeste pour les producteurs de la région qui se sentent laissés pour compte et qui ont vraiment besoin d'aide», a soutenu Yvon Simard.

Le président régional affirme qu'au cours de la dernière année, l'UPA du Saguenay-Lac-Saint-Jean a constaté une diminution dans toutes les productions agricoles à l'exception des bleuets dont le développement se poursuit. Il note des problématiques particulières comme celle du lait qui fait face à des défis importants.

L'un des exemples utilisés par Yvon Simard est la culture des petites céréales. Québec songerait à diminuer les montants assurés pour le blé, l'orge, l'avoine et le soya, trois céréales produites dans la région. «Ça se résume à anéantir des années d'efforts des producteurs de la région pour obtenir des rendements intéressants dans ces productions», précise le président régional.

Le vice-président Martin Caron juge que l'actuel gouvernement a une vision strictement budgétaire lorsqu'il traite des questions relevant de cette industrie. «On rappelle que l'agriculture et l'agroalimentaire sont des domaines d'activités économiques présents dans toutes les régions du Québec.»

Le gouvernement ne semble pas sur la même longueur d'onde que l'UPA sur ce point de vue. Martin Caron explique que les agissements du gouvernement indiquent qu'il ne voit pas l'agriculteur comme un joueur important dans l'économie du Québec et des régions. Il croit que la Financière Agricole devrait jouer auprès des agriculteurs le même rôle que celui d'Investissement Québec auprès des entreprises. En ce moment, Québec adopte des considérations strictement budgétaires face aux défis de la Financière agricole.

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