Anne Vaillancourt écope de 12 mois

Anne Vaillancourt passera les 12 prochains mois derrière... (Archives Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Anne Vaillancourt passera les 12 prochains mois derrière les barreaux.

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Patricia Rainville
Le Quotidien
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La représente de ministère public, Me Audrey Allard, demandait une peine d'incarcération de 12 à 15 mois.

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Me Charles Cantin a rejeté la possibilité d'aller en appel.

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Anne Vaillancourt, cette femme de 37 ans qui avait intentionnellement allumé un incendie dans le portique d'une demeure où se trouvaient quatre personnes, dont son propre enfant de six ans, écope d'une peine de 12 mois de prison. Le juge Richard P. Daoust n'a pas retenu la suggestion de la défense, qui proposait plutôt des travaux communautaires. L'incarcération était nécessaire, a-t-il tranché.

Le 26 décembre 2014, Anne Vaillancourt se rend au logement de son ex-conjoint, où il se trouve en compagnie du bambin de l'accusée. Le logement est situé dans une maison, où la propriétaire et sa fille sont également présentes. En fin de soirée, Vaillancourt s'y rend une première fois, avant de retourner chez elle pour chercher un bidon d'essence. Elle retourne ensuite à l'appartement, où elle allume un feu dans le portique. Quelques instants plus tard, l'accusée repart chez elle et c'est une voisine qui appelle les pompiers.

Personne n'avait été blessé, mais les dommages causés par l'incendie se chiffraient à environ 10 000 $. Anne Vaillancourt avait plaidé coupable à une accusation d'avoir causé un incendie criminel, mettant ainsi la vie de quelqu'un en danger. Elle avait affirmé avoir agi sous le coup de la colère et dans le but de faire peur à son ex-conjoint. De plus, le mélange d'alcool et de médicaments (la dame souffre d'un trouble de personnalité limite diagnostiqué) avait été un cocktail explosif.

Lors de représentations sur sentence, la Couronne avait retenu la gravité et la préméditation de l'infraction, proposant ainsi une peine de prison ferme de 12 à 15 mois. De son côté, l'avocat d'Anne Vaillancourt, Me Charles Cantin, avait plaidé l'absence d'antécédents judiciaires de sa cliente, ses remords et son désir de se reprendre en main, notamment en suivant une thérapie pour ses problèmes d'alcool.

Mercredi, le juge Richard P. Daoust a reconnu que la dame semblait être sur la bonne voie et qu'elle renouait tranquillement les liens avec son fils, aujourd'hui en famille d'accueil. «Madame a des remords sincères et je la crois lorsqu'elle dit vouloir poursuivre sur le droit chemin. Toutefois, ce qui est particulièrement troublant, c'est le fait qu'elle soit retournée chez elle après avoir allumé l'incendie sans se soucier de ce qu'il allait se passer avec la maison et avec les gens qui étaient à l'intérieur. Une peine de travaux communautaires ne serait pas suffisamment dénonciatrice et l'incarcération est le seul message possible dans un tel cas», a expliqué le juge Daoust.

Il a ajouté avoir songé à une peine plus sévère que ce que la Couronne demandait, mais a finalement opté pour un an de détention, en raison de la prise en main de l'accusée.

Anne Vaillancourt, qui était en liberté depuis les événements du 26 décembre 2014, a donc pris le chemin de la prison, avec ses effets personnels. Sans dire qu'il était satisfait de la sentence, Me Charles Cantin a rejeté la possibilité de faire appel.

«Le juge a fait une très bonne revue de la jurisprudence en appliquant les principes de droit. Ce serait une perte de temps d'aller en appel. Ma cliente était avertie que l'incarcération était possible», a affirmé Me Cantin.

Du côté de la Couronne, Me Audrey Allard a affirmé que la peine était satisfaisante.

Anne Vaillancourt est restée calme, mais visiblement ébranlée, durant les explications du juge. La dame a aujourd'hui renoué avec celui qui était son ex-conjoint au moment de l'incendie et ils sont de nouveau en couple.

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