Trois super-cliniques dans la région

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a... (Archives La Presse)

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Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a promis que 85% des Québécois auront un médecin de famille d'ici 2018. La cible est prévue dans la loi 20.

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Le Saguenay-Lac-Saint-Jean pourrait accueillir jusqu'à trois super-cliniques. Selon les critères de l'annonce du ministre de la Santé Gaétan Barrette, le but est d'offrir un nouveau service de première ligne et diminuer la pression sur les salles d'urgence.

Il est cependant trop tôt pour identifier les trois GMF qui vont accepter les obligations fixées par le ministère pour devenir des super-cliniques avec une augmentation de l'accessibilité à un médecin pour des patients qui ne sont pas inscrits au GMF sélectionné. Les zones identifiées par le Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS) sont Chicoutimi, Jonquière et Alma.

« Maintenant que l'annonce a été faite et que nous connaissons les critères d'obtention de la désignation des super-cliniques, des discussions auront lieu avec les groupes de médecine de famille intéressés. C'est une bonne nouvelle puisque les super-cliniques viendront compléter l'offre de service des GMF pour assurer un accès optimal à tous les citoyens, qu'ils soient jumelés ou non à un médecin de famille », a indiqué Karine Gagnon du service des communications du CIUSSS.

Position syndicale

Pour la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), cette annonce du gouvernement du Québec confirme encore une fois la volonté du ministre Gaétan Barrette de transférer à ses collègues médecins des millions de dollars de ressources du système public vers le privé. La porte-parole régionale de la FIQ questionne la pertinence et surtout l'efficacité de la mesure par rapport aux sommes consenties.

« Le ministre a expliqué qu'il allait fournir aux GMF qui deviennent des super-cliniques des infirmières et autres professionnels des CLSC en plus des incitatifs financiers pour qu'ils offrent des services sur une plus grande plage horaire. On choisit de transférer au privé des ressources du système public », questionne la présidente du syndicat FIQ de l'hôpital de Chicoutimi, Martine Côté.

La FIQ a tenu pendant une année une clinique à Québec en offrant la possibilité aux citoyens de consulter une infirmière praticienne. Sur les 1500 consultations effectuées pendant l'année, seulement 5 % des personnes nécessitaient une consultation avec un médecin. Martine Côté considère que ce que le gouvernement entend faire avec les super-cliniques va ressembler à ce projet-pilote. Elle ne croit donc pas la justification de déployer autant de ressources dans les cabinets privés de médecin.

« Malgré nos résultats, le ministère a décidé de mettre fin à la subvention qu'il accordait pour le fonctionnement de notre clinique. Elle a été conçue sur le même modèle que les cliniques de l'Ontario qui fonctionnent très bien en première ligne. Il y a une seule idée poussée par le ministre Barrette et ça se résume à transférer vers le privé le système de première ligne comme il le fait en ce moment avec les impacts sur le système public. »

La porte-parole de la FIQ reprend en soulevant des questions sur la faisabilité de ce projet : « J'ai bien hâte de voir combien de médecins vont accepter de travailler de 7 h à 22 h le soir ainsi que la fin de semaine », a conclu Martine Côté.

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