Beaucoup de feux de forêt attendus

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Avion de la Sopfeu.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Il risque d'avoir beaucoup de feux de forêt en mai et en juin, cette année, au Québec, en raison du phénomène El Niño.

Ce sont les prévisions que fait Marc-André Parisien, chercheur scientifique au Centre de foresterie du nord de Ressources naturelles Canada, à Edmonton. «Il va y avoir les ingrédients pour causer de nombreux feux de forêt, soit du temps sec et plus chaud que la moyenne pour ces deux mois de l'année. Nous le constatons déjà en Alberta et en Colombie-Britannique où il y a déjà de nombreux feux de déclarés. C'est très sec dans ces deux provinces», a-t-il indiqué.

Selon lui, ce qui est vécu actuellement dans l'ouest se transférera dans l'est.

Le scientifique est membre d'une équipe qui analyse la progression des feux partout au Canada. L'équipe réalise différentes cartes saisonnières de la sévérité des feux qui peuvent être consultées sur Internet (http://scifv.scf.rncan.gc.ca/accueil).

La SOPFEU au Québec les utilise. «La dernière fois qu'il y a eu un El Niño extrême, en 1998, il y avait eu plusieurs grands feux au Québec, au Manitoba et en Alberta. Les conditions deviennent propices pour des feux d'envergure. Au Québec, c'est en juin que les dégâts pourraient être le plus considérables. J'espère que je me trompe, mais nous avons plus souvent raison que tort. Ce n'est pas une exactitude, car il y a des variables comme de la pluie abondante qui peut venir modifier ces prévisions», a-t-il déclaré.

La topographie et la végétation sont aussi analysées dans les prédictions.

Même si le couvert de neige est encore imposant au nord du Québec, le temps sec et anormalement chaud prévu va favoriser tout de même les feux. «Il va y avoir un peu de retard par rapport à l'ouest où le printemps a été très hâtif et où c'est très sec. Ça prend 10 jours de temps sec et du vent pour que le taux d'inflammabilité soit au maximum. De plus, au printemps, les forêts sont plus sèches, car les feuillages ne sont pas développés, ça brûle plus rapidement», indique-t-il.

Marc-André Parisien souligne que la situation devrait revenir à la normale en juillet. Le chercheur indique que les prévisions sont modulées selon les informations recueillies chaque jour.

Les cartes de prévisions saisonnières de la sévérité des feux sont révisées tous les mois en fonction des données météorologiques et des conditions forestières les plus récentes.

Les provinces et les territoires utilisent cette information pour organiser leurs activités de lutte aux incendies et pour le déploiement des ressources sur le terrain.

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