Les aînés invités à protester

Marthe Vaillancourt, fondatrice du Centre d'aide aux victimes... (Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Marthe Vaillancourt, fondatrice du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC), estime que les aînés devraient protester contre les frais accessoires qui, selon elle, sont beaucoup trop chers.

Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

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«Les aînés doivent protester auprès du ministre de la Santé et des Services sociaux s'ils ne sont pas d'accord sur les frais accessoires qu'ils ont à payer», affirme la fondatrice du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC), Marthe Vaillancourt.

Selon elle, il est impensable que certains soins coûtent si cher, alors que plusieurs personnes ne peuvent se les permettre.

«Une colonoscopie peut coûter plusieurs centaines de dollars, par exemple. Et c'est le cas pour plusieurs autres soins. Ce n'est pas tout le monde qui peut payer ces sommes», explique Mme Vaillancourt.

Elle ajoute que plusieurs personnes âgées refusent ces frais, que le ministre Gaétan Barrette souhaite réglementer. «On ajoute des dépenses à notre vie sans nécessairement qu'on s'en rende compte», croit-elle.

Elle estime que plusieurs de ces services accessoires pour lesquels la population doit payer devraient être offerts gratuitement. Entre autres, elle trouve inconcevable que le transport par ambulance soit aussi cher, surtout pour les aînés.

«Dans la loi, ça parle de cas particuliers, comme ceux qui doivent absolument aller à l'urgence. Personnellement, je crois que si un aîné se rend à l'hôpital par ambulance, c'est parce que c'est assez important», estime Marthe Vaillancourt.

Selon elle, ce qui est considéré comme un cas particulier devrait être éclairci et la loi devrait être clarifiée.

«Si je n'ai pas accès à un véhicule, qu'est-ce que je fais? Je n'ai pas d'enfants dans la région, je ne peux pas toujours déranger mes voisins et je ne conduis plus», ajoute-t-elle.

Elle mentionne que plusieurs aînés doivent donc se résigner à prendre un taxi, mais que ça peut être cher pour plusieurs également. «Quand tu as de la misère à payer les factures, tu n'as pas nécessairement les moyens de prendre le taxi ou payer l'ambulance», raconte la fondatrice du CAVAC.

Elle invite donc les aînés à protester.

«Ce que je conseille, c'est de payer les frais. De toute façon, c'est la loi, alors on n'a pas le choix de le faire. Sauf qu'il faut faire part de notre mécontentement. Alors j'invite les aînés à envoyer leur facture au ministre, pour qu'il remarque ce qu'on paye. S'il en reçoit beaucoup, ça peut faire changer les choses», conclut-elle.

L'importance d'avoir des papiers en ordre

Marthe Vaillancourt lance un appel aux aînés afin qu'ils «prennent leurs affaires en main» et mettent leurs papiers en ordre concernant leurs funérailles et la façon de disposer de leur corps.

La fondatrice du Centre d'aide aux victimes d'actes criminels (CAVAC) estime que c'est la seule façon de s'assurer que la famille respecte les dernières volontés de la personne décédée.

«C'est primordial! On ne peut pas ne pas avoir de papiers qui disent ce qu'on veut qu'il se passe», estime Mme Vaillancourt.

Selon elle, c'est le devoir des aînés de s'assurer que tout est bien fait.

«Il nous appartient de faire notre papier», insiste-t-elle.

Par ailleurs, Marthe Vaillancourt croit que la nouvelle loi 66, qui régularise les activités funéraires, fait en sorte que la dignité humaine est davantage respectée en se conformant aux volontés indiquées.

«Mme (Diane) Lamarre, la porte-parole de l'opposition en matière de santé, l'a dit: la dignité, c'est ce qu'il y a de plus important dans des projets de loi. Il faut absolument respecter la volonté des gens», ajoute Mme Vaillancourt.

Elle ajoute que la loi 66 établit énormément de normes dans les différents aspects de l'industrie funéraire afin de respecter les restes humains.

«Il y a eu toutes sortes de folies imaginables qui se sont produites, comme retrouver des urnes brisées avec les cendres éparpillées par terre, mentionne-t-elle. On est loin de la dignité dans ces cas-là!»

Les activités funéraires touchent plusieurs aspects, comme la crémation, le transport de la personne décédée et l'endroit où seront entreposés les cendres ou le corps.

«Ça faisait 40 ans qu'on n'avait pas touché à cette loi! Ces activités ont considérablement changé depuis ce temps!», conclut Marthe Vaillancourt.

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