Stéphane Bédard redevient avocat avec enthousiasme

À 48 ans, Stéphane Bédard se sent encore... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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À 48 ans, Stéphane Bédard se sent encore plein d'énergie.

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L'ex-député de Chicoutimi à l'Assemblée nationale, Stéphane Bédard, reprend sa carrière d'avocat «avec beaucoup d'enthousiasme» au sein du cabinet Gauthier Bédard, six mois après sa démission.

Au cours de ses 17 années comme élu, il a notamment été président du Conseil du trésor, ministre responsable de l'Administration publique et chef intérimaire de l'opposition officielle après le départ du Parti québécois de Pauline Marois.

«J'ai toujours gardé le volet juridique dans mon travail. Je conseillais mes collègues en cas de poursuites et j'ai rédigé une bonne partie du projet de loi 1 sur l'intégrité des contrats publics. La législation et le droit ne sont pas très éloignés. Je crois que j'ai maintenant encore plus de cordes à mon arc», déclare Me Bédard en entrevue téléphonique, dimanche.

Intégrer le cabinet dont fait partie son père, l'ancien ministre de la Justice Marc-André Bédard, est une «suite logique» pour l'ancien politicien. «J'espère continuer de bien servir la région de cette façon. Ça s'est fait naturellement. C'est sûr que c'était plus facile d'aller avec des avocats que je connais bien, mais je crois que plusieurs autres cabinets auraient été intéressés.»

Me Stéphane Bédard espère amener son expertise en gestion de crise, en négociation et en relations de travail, ce qui peut aussi être utile comme conseiller stratégique en droit des affaires ou institutionnel.

«C'est un nouveau défi qui commence. À 48 ans, j'ai encore beaucoup d'énergie! Je veux aussi continuer de m'impliquer dans les milieux social, communautaire et culturel.»

À l'aise avec sa prime de départ

L'indemnité de départ de 151 000$ était «nécessaire» pour le retour à la vie civile de Stéphane Bédard après sa démission comme député de Chicoutimi, assure-t-il.

«Ça m'a permis de prendre mes repères. J'ai fait ce à quoi je m'étais engagé et j'ai été présent pour ma famille, ce qui a été de vrais instants de bonheur. Reprendre la profession d'avocat n'a pas été une solution à l'ennui.»

Me Bédard a démissionné en octobre dernier, après avoir perdu son poste de leader parlementaire de l'opposition officielle au profit de Bernard Drainville. Des rumeurs de tensions avec le chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau avaient circulé et sa décision de garder sa prime avait créé un malaise chez certains péquistes.

En 2013, celui qui était alors leader parlementaire du gouvernement avait déploré l'attitude du Part libéral qui bloquait l'adoption d'une motion pour l'abolition des indemnités de départ.

«Je n'ai rien à dire aux critiques. J'ai travaillé beaucoup dans les relations de travail, et je sais qu'un contrat de travail ne se change pas unilatéralement. Quand j'ai commencé à faire de la politique, c'était comme ça. C'était nécessaire pour que la transition se passe bien. Mes enfants pourraient répondre à ma place sur ce point», lance avec une touche d'humour Stéphane Bédard.

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