Résidence le Noble âge : maintenant une résidence 3.0

Copropriétaire de la résidence du Noble Âge, Annie... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Copropriétaire de la résidence du Noble Âge, Annie Bouchard fait la démonstration du logiciel XPill Pro, utilisé pour la gestion des médicaments des résidants. Ceux-ci se trouvent à l'intérieur d'un chariot verrouillé.

Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

L'utilisation d'outils technologiques et d'équipements de pointe est rarement associée aux résidences pour personnes âgées. Le Noble Âge, situé sur la rue Saint-Léon, à Jonquière, nage à contre-courant de l'industrie. Après avoir fait les frais d'un incendie l'an dernier, les propriétaires se sont donné pour objectif de diriger une résidence «3.0».

Le feu, qui a pris naissance dans l'entretoit de la maison située juste à côté du stade Richard-Desmeules en septembre 2015, a mis des bâtons dans les roues des propriétaires Bruno Girard et Annie Bouchard. Le couple venait d'acquérir les actifs quelques mois plus tôt, des projets plein la tête. Forcés de reconstruire, les gestionnaires ont assisté à l'exil de leurs 27 résidants semi-autonomes. Mais comme le veut l'adage, il n'y a point de mal dont il ne naisse un bien et avec le recul, les proprios conviennent que le sinistre a eu pour effet d'accélérer la cadence.

«Il y avait cette niche qu'on voulait développer. Le terme semi-autonome, ça part de loin et ça va très loin. Dès qu'il y a des troubles cognitifs ou des problèmes sérieux de mobilité, on envoie les personnes âgées à l'hôpital parce que les CHSLD sont bondés», pointe Bruno Girard, un gestionnaire de projets chez Hydro-Québec, qui s'est lancé corps et âme dans son projet. La belle-mère de Bruno Girard a longtemps vécu à la maison, où elle est demeurée jusqu'en fin de vie. L'entrepreneur et son épouse, infirmière auxiliaire de formation, ont décidé d'explorer ce créneau.

Techno

Depuis la réouverture du Noble Âge au début avril, les résidants ont droit à un environnement flambant neuf et hautement technologique. Tout a été pensé, des planchers jusqu'au plafond, de façon à assurer la sécurité et le bien-être des résidants, d'un poste de surveillance entièrement informatisé à un système de gicleurs.

Le foyer est devenu le premier de la région à implanter le logiciel de gestion des médicaments XPill Pro, commercialisé par la firme Domédic. La technologie est en cours d'implantation dans une autre résidence du Québec. Bruno Girard a conclu une entente avec une pharmacie de Jonquière. Branchée au module, elle peut envoyer les médicaments des usagers directement à la résidence. La plateforme plutôt avant-gardiste fonctionne à l'aide de code barres et d'un numériseur. Une fois «scannée» la dosette de chaque patient produit son dossier complet et sa photographie sur l'écran d'une tablette électronique, ce qui permet d'éviter les erreurs. Chaque employé a un code unique, ce qui assure la traçabilité des médicaments. Les comprimés se trouvent tous dans un chariot verrouillé.

Système intelligent

Les 32 chambres du Noble Âge sont également dotées de systèmes d'analyse intelligents qui enregistrent les habitudes de vie du résidant. Bruno Girard insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un mécanisme de surveillance, puisque les images sont floues et ne peuvent être visionnées, à moins qu'une situation d'urgence ne déclenche une alarme. Rien n'est enregistré.

«Le système a été développé par une compagnie française, C2S. La caméra vient zoner la chambre au complet. Il avertit en cas de chute et avise nos préposés en cas d'errance», explique Bruno Girard, qui croit que ce dispositif permet d'assurer la sécurité des aînés qui vivent au Noble Âge.

Les soins palliatifs sont offerts

Le patron du Noble Âge, Bruno Girard, signale que sa résidence est l'une des rares, dans la région, à offrir des soins palliatifs à sa clientèle. Le foyer ne veut pas se substituer aux maisons spécialisées dans ce créneau, mais considère qu'il est important de permettre aux usagers de vivre leurs derniers instants dans leur environnement, plutôt qu'en milieu hospitalier.

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