Mireille Jean assermentée

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Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, n'était pas peu fier de présenter sa nouvelle recrue, Mireille Jean, à ses collègeus de l'Assemblé Nationale, en compagnie notamment du député de Jonquière, Sylvain Gaudreault.

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En l'espace de quelques mois, la vie de la Chicoutimienne Mireille Jean a été passablement bouleversée, mais positivement. La nouvelle députée péquiste de Chicoutimi a fait son entrée officielle, mardi, à l'Assemblée nationale du Québec, elle qui a été élue le 11 avril dernier lors d'une élection partielle. Elle est par le fait même devenue porte-parole de son parti en matière d'innovation et d'économie numérique.

Mme Jean a officiellement été assermentée comme député du Parti québécois au salon rouge du Parlement, à Québec. Elle était accompagnée du chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, et surtout des membres de sa famille, dont sa mère, Janet Tremblé, et de son conjoint des 30 dernières années, Daniel Bindley.

«Effectivement, je n'avais pas planifié être à l'Assemblée nationale il y a six mois. L'occasion était là. J'ai toujours aimé la politique dans ma vie. J'ai eu un premier rendez-vous en 2005 à la mairie de Saguenay. L'engagement politique actif, c'est une manière de s'impliquer encore plus dans la société. Je l'ai fait comme entrepreneure par la création d'emplois et les retombées économiques et sociales.»

«En tant que politicienne élue, ça me donne une légitimité plus grande et une possibilité d'aider plus de personnes. Lorsqu'on m'a sollicitée, pour vérifier mon intérêt, la politique provinciale n'était pas dans ma feuille de route (elle était à la tête du réseau Photonique du Québec). J'avais une bonne carrière en marche. Ça ne faisait pas partie de mon plan, mais l'occasion est là et à mon âge, si la rencontre se fait, on y va. Et je vais faire le travail que j'ai à faire», note Mireille Jean.

La députée de Chicoutimi, qui succède à Stéphane Bédard, ne craint pas de se retrouver dans l'arène politique provinciale.

Elle estime que sa vaste expérience dans les affaires et son réseau de contacts devraient lui permettre de passer au travers de ce nouveau défi.

«Je n'ai pas peur, je n'ai pas de craintes sur le travail de députée que j'aurai à faire. Je suis bien en selle et je suis bien entourée avec Sylvain Gaudreault (Jonquière) et Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean)», poursuit-elle.

Elle a choisi le PQ pour ses convictions d'équité, de démocratie et d'ouverture. «Et parce que c'est un parti souverainiste. Je veux faire la souveraineté du Québec avec tous les Québécois», a-t-elle indiqué.

Mme Jean souhaite aussi que les impôts et les taxes des Québécois soient retournés en services de qualité à ceux-ci pour le développement économique et social.

DES APPUIS

Si Mireille Jean a devancé ses adversaires lors du vote du 11 avril, elle n'a pas hésité à partager cette victoire avec les membres de sa famille, son armée de bénévoles et de quelques collègues du Parti québécois.

«Être élue, ça ne se fait pas tout seul. J'ai été aidée. Mes parents m'ont toujours encouragée. J'ai été choyée par la vie avec des parents extraordinaires. À chaque défi, ma mère me disait que je pouvais surmonter des montagnes», a mentionné Mme Jean, qui a remercié son conjoint, Daniel Bindley.

«Ce fut une victoire collective. Je remercie Maïtée DeEcheandia. Elle a été la première à croire en moi», a-t-elle précisé.

Elle s'est dite heureuse d'avoir participé à une campagne électorale où il y avait quatre femmes en lice.

«J'espère que cette participation féminine marquera le début d'une tendance qui se traduira par une représentation paritaire des femmes et des hommes à l'Assemblée nationale, et ce, dans un avenir rapproché», a-t-elle indiqué.

La nouvelle députée de Chicoutimi se considère choyée par la vie. Ses parents lui ont permis de suivre des études supérieures, malgré ses humbles origines, et la société québécoise qui l'a formée, soignée et supportée dans ses projets d'affaires.

«Si la vie est bonne pour moi, c'est grâce à ceux qui m'ont précédée, qui ont fait de la société québécoise une société généreuse, ouverte et juste. Avec mon accès en politique, je veux protéger ces acquis, qui constituent notre héritage collectif. Je vais continuer le travail amorcé, construire une société moderne, ouverte et inclusive. Je veux une société qui montre un leadership mondial et qui favorise l'épanouissement personnel sans compromis avec le développement politique», a conclu Mireille Jean.

Mireille Jean a été félicitée par le premier... (Photo PC) - image 2.0

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Mireille Jean a été félicitée par le premier ministre Philippe Couillard. 

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Le protocole d'arrivée modifié

(SB) - Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, et le chef de l'opposition, Pierre Karl Péladeau, ont introduit eux-mêmes, mardi après-midi, la nouvelle députée de Chicoutimi à l'Assemblée nationale du Québec, Mireille Jean.

Le Parti québécois a modifié quelque peu le protocole d'arrivée des nouveaux élus. En fait, le whip en chef de l'opposition, le député Harold Lebel (député de Rimouski), a offert à son collègue de Jonquière de l'accompagner pour cette occasion.

«Habituellement, c'est le whip en chef qui fait entrer les nouveaux élus. Il est accompagné du chef de l'opposition. Sachant que je suis assez près de Mireille Jean, il m'a offert de prendre place avec eux. J'apprécie cette attention», a mentionné le député de Jonquière.

Appuis

Il faut dire que l'appui de Sylvain Gaudreault, d'Alexandre Cloutier (Lac-Saint-Jean) et du chef, notamment, a contribué à l'élection de Mme Jean. Celle-ci a d'ailleurs souligné leur apport significatif.

Sur le coup de 14 h, à l'entrée en chambre (salon bleu), Mme Jean a été accueillie par l'ensemble des élus.

Elle a été présentée au président de l'assemblée, Jacques Chagnon (PLQ de Westmont), au premier ministre du Québec et député de Roberval, Philippe Couillard, au chef de la deuxième opposition, François Legault (CAQ), et à la chef de Québec solidaire, Françoise David.

Hommage aux bâtisseurs

Au cours des discours d'intronisation, le chef de l'opposition, Pierre Karl Péladeau, a poursuivi le message de sa nouvelle députée sur l'importance de ceux qui ont bâti le Québec.

«Je retiens cette référence à notre nation, à ceux qui nous ont précédés, qui ont fait un univers d'ouverture, qui nous ont donné de bonnes institutions.»

«Il faut se faire une obligation d'être assujettis à un devoir de mémoire», a indiqué M. Péladeau.

Tout en souhaitant la bienvenue officielle à la députée de Chicoutimi, le chef de l'opposition a rappelé que le comté est représenté par le PQ depuis 1973, depuis Marc-André Bédard, suivi de Jeanne Blackburn et de Stéphane Bédard.

«Les citoyens de Chicoutimi ont pu compter sur des députés et des ministres dédiés au développement de leur région.»

Pierre Karl Péladeau a donc eu de bons mots pour Chicoutimi et le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il a notamment cité Gérard Bouchard, sur les forces du Saguenay-Lac-Saint-Jean, durant son discours.

«Elle est porteuse de liberté, d'affirmation et de courage. Et aussi de fierté et de fidélité.»

M. Péladeau s'attend à ce que sa nouvelle députée mette son expérience, son expertise du milieu économique et sa détermination au service des citoyens de Chicoutimi et des Québécois et de notre indépendance nationale.

«Déjà, je peux témoigner du dévouement, du talent et de la détermination dont elle fait preuve lorsque vient le temps de défendre les intérêts de sa région», d'ajouter le chef du PQ.

De son côté, Philippe Couillard a dit espérer que la nouvelle députée pourra toujours ressentir cette fierté en entrant à l'Assemblée nationale.

«Je sais aussi que vous allez être là pour critiquer le gouvernement, mais je souhaite que cela se fasse toujours de façon cordiale», a renchéri le premier ministre.

La chef de Québec solidaire, Françoise David, a salué le courage de la députée pour sa prise de position sur le milieu de la politique municipale, alors que le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, avoue qu'elle aura du pain sur la planche pour relancer l'emploi dans sa région.

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