Campagne du SCFP : 6000 pancartes seront installées

Le Syndicat canadien de la fonction publique a... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le Syndicat canadien de la fonction publique a distribué des cartes à collectionner des maires «pas fiables» du Québec. La deuxième phase de la campagne aura lieu aujourd'hui, alors que pas moins de 6000 pancartes seront installées dans les municipalités pour dénoncer le pacte fiscal.

Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Catherine Doré
Le Quotidien

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) lance jeudi matin la deuxième phase de sa campagne «Les pas fiables», qui vise à s'opposer au pacte fiscal survenu entre Québec et les municipalités.

Pas moins de 6000 affiches de deux pieds sur quatre pieds, semblables aux pancartes électorales traditionnelles, feront leur apparition dans les municipalités de la province, majoritairement près des hôtels de ville. Le slogan «Négocions d'égal à égal» sera mis en évidence.

Ces affiches font suite aux 12 «cartes à collectionner» des maires «pas fiables» qui ont été distribuées cette semaine. Sur chaque carte, un maire mérite le titre de «pas fiable» en raison de scandales dans lesquels il a été impliqué ou pour des pratiques abusives et antisyndicales. Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, se retrouve dans ce palmarès peu enviable avec l'étiquette: «Spécialité: congédiement abusif».

Les maires de Québec et de Montréal, Régis Labeaume («Négociation de mauvaise foi et ingérence dans les affaires syndicales») et Denis Coderre («Destruction de biens et octroi de contrats aux amis»), sont aussi au nombre des élus choisis.

«D'autres vont s'ajouter, assure la responsable des communications du SCFP, Lisa Djevahirdjian, lorsque jointe par téléphone. Les choix étaient multiples.»

«Nous voulions démontrer que personne n'est parfait. Nous voulons négocier d'égal à égal, lors de négociations libres. On dit que le projet de loi qui sera déposé sous peu donnera le pouvoir aux villes d'imposer les conditions de travail par décret. On ne va pas laisser faire cela», assure Mme Djevahirdjian.

Joint par téléphone mercredi, le secrétaire général du SCFP-Québec, Denis Bolduc, assure qu'il ne s'agit pas d'une campagne de salissage.

«C'est une campagne politique, pas de salissage, malgré ce que certains essaient de dire.»

«Ce sont des ''pas fiables'', pas des corrompus; l'étiquette vise à rappeler que le gouvernement s'apprête à donner le pouvoir à des municipalités, alors que dans certaines situations, les maires peuvent abuser de leur pouvoir. On parle de corruption, fraude, congédiement abusif, bref, ce qui implique les deniers publics ou les relations employés-employeur. C'est dans cette trame-là que nous faisons campagne.»

Qualifiées de campagne-choc, les affiches à collectionner ont été lancées lundi et connaissent déjà un franc succès.

«Nous recevons une tonne d'appels, explique la responsable des communications du SCFP. Même le Club des cartophiles québécois nous a contactés!»

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