Place à la gouvernance numérique au Cégep de Chicoutimi

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Denyse Blanchet, directrice générale du Cégep de Chicoutimi, accompagné de Régis Pelletier, directeur des études, a annoncé lundi matin à l'ensemble du personnel de l'institution le virage vers la gouvernance numérique.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Quatorze mois après l'entrée en fonction de sa nouvelle directrice générale, Denyse Blanchet, le Cégep de Chicoutimi entreprend un important virage dans sa gestion. Il adopte un mode de gouvernance numérique, une forme de gestion participative qui mettra à contribution autant les idées des étudiants, de l'ensemble du personnel que celle des membres de la communauté élargie de Chicoutimi. L'application de ce type de gouvernance constitue une première au Québec dans le réseau collégial.

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Lundi matin, la direction du Cégep de Chicoutimi a réuni l'ensemble du personnel afin d'annoncer les modifications à la gouvernance de l'institution collégiale.

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Lundi matin, la direction du Cégep de Chicoutimi a réuni l'ensemble du personnel afin d'annoncer les modifications à la gouvernance de l'institution collégiale. «On travaille pour reconstruire. Depuis l'annonce de mon embauche, mon mandat est de repositionner le collège dans un esprit rassembleur», a souligné d'entrée de jeu Mme Blanchet, en entrevue, en compagnie de Régis Pelletier, directeur des études.

Avec ses 40 années d'expérience accumulée dans les réseaux de la santé et de l'éducation, dont six à titre de directrice générale du Cégep Montmorency, Mme Blanchet est à même de constater que beaucoup de membres du personnel de tous les niveaux sont des passionnés chacun dans leur domaine. Ils sont souvent désireux d'investir des efforts pour proposer des idées et suggestions qui amélioreront le fonctionnement du collège.

Fini les portes closes

Que ce soit pour l'évaluation des programmes, des données sur les étudiants, les besoins des entreprises en main-d'oeuvre, la gestion des immeubles, les échanges d'étudiants à l'international ou d'autres nombreux sujets, Mme Blanchet proclame que l'époque où les décisions sont prises derrière des portes closes est terminée.

«Tout le monde doit être capable de parler et d'orienter la façon de fonctionner du Cégep. Les citoyens ont des idées et des attentes envers nous. C'est pourquoi, ce matin (lundi), on a présenté une vision de la reconstruction axée sur la gouvernance ouverte et numérique», affirme Mme Blanchet. Des valeurs de transparence, de franche collaboration et de participation entoureront le nouveau processus de gouvernance numérique.

Plate-forme numérique

À la suite d'une tournée effectuée depuis janvier, Mme Blanchet a pu constater la diversité de l'enseignement dispensé au Cégep de Chicoutimi, tout en reconnaissant que les gens au sein de l'institution ne se connaissent pas entre eux.

La première étape de la nouvelle gouvernance consiste à soumettre sur la place publique neuf propositions touchant de nouvelles orientations que pourrait se donner le Cégep via une plate-forme numérique de discussion ouverte à tous, soit les étudiants, enseignants, administrateurs et autres.

«Comme collège, nous ferons la synthèse du débat ouvert afin d'identifier les idées principales qui ressortent dans le but de les débattre. Le 27 mai prochain, nous inviterons les gens qui ont mis des idées sur la plate-forme afin de les approfondir et éventuellement les soumettre à toutes les parties concernées comme les syndicats, les entreprises. On s'attend à ce que la Chambre de commerce intervienne ainsi que le public en général». Le travail se poursuivra en septembre lorsque le conseil d'administration aura à se prononcer.

Une activité permanente

La directrice générale insiste pour affirmer qu'il ne s'agit pas d'une consultation ponctuelle ou simplement d'un «brainstorming», mais bien d'une activité permanente qui fera partie intégrante de la nouvelle gouvernance collégiale.

«On étend la gouvernance ouverte de façon à ce que le conseil d'administration soit placé à la fin du processus de décision alors qu'auparavant, le conseil d'administration décidait tout. On croit qu'avec le développement d'un tel partenariat majeur avec le milieu, le cégep ne pourra qu'être gagnant», conclut-elle.

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