François Legault prend le blâme

François Legault n'a pas manqué d'appuyer sa candidate... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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François Legault n'a pas manqué d'appuyer sa candidate Hélène Girard lors de la soirée du vote, lundi.

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François Legault a pris sur ses épaules le sort d'Hélène Girard. Le chef de la Coalition avenir Québec a avoué que son parti devait davantage prendre le pouls des régions s'il espère se retrouver un jour au pouvoir.

«Je prends le blâme, a lancé M. Legault, aux côtés de sa candidate qui a terminé troisième, loin derrière Mireille Jean et Francyne T. Gobeil. La CAQ existe depuis quatre ans et on a négligé les régions, en particulier le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Je veux que ça change et, dans les prochains deux ans et demi, vous allez me voir souvent dans la région et avec des propositions qui touchent les régions. J'ai besoin de cet appui pour prendre le pouvoir dans l'ensemble du Québec.»

Tout comme son adversaire Philippe Couillard, François Legault ne s'est pas formalisé avec les résultats de l'élection partielle, même si ceux-ci confirment que le Parti québécois est bien en selle.

«C'est une partielle, on a surtout voulu envoyer un message contre le gouvernement libéral et les gens l'ont envoyé en votant pour le PQ, a analysé François Legault, ajoutant qu'il s'agissait là de l'ancienne façon de faire. Maintenant, on a deux ans pour expliquer aux gens de Chicoutimi que si on veut un changement de gouvernement, il va falloir battre les libéraux. Si on veut le faire, il va falloir tenir compte que les deux tiers des Québécois ne veulent pas de la souveraineté. Ça prend donc une nouvelle option et c'est ce que la CAQ propose. Un parti qui propose un Québec fort avec ses propres valeurs et ses propres forces, mais à l'intérieur du Canada.»

Le politicien a également ajouté que l'option souverainiste n'était plus celle envisageable. «On savait que c'était un château fort péquiste et que les gens votent surtout, depuis 45 ans, pour l'option de la souveraineté du Québec. Je crois qu'il faut être réaliste quand on regarde l'ensemble du Québec. Un moment donné, voter pour cette option, c'est comme laisser les libéraux au pouvoir pour toujours. Je ne peux pas croire que c'est ce que les gens vont faire en 2018 (lors des prochaines élections générales).»

Pour Hélène Girard, cette première saucette politique ne s'est pas terminée comme elle l'aurait souhaité, mais l'expérience acquise la réjouissait. Elle a fait savoir que ses adversaires n'étaient pas les derniers venus et que cela a peut-être pu avoir un impact à certains moments de la campagne.

«Si le chef veut de moi, je suis partante, a assuré avec conviction Mme Girard. J'ai la piqûre. Je rencontre des gens depuis 30 ans, mais lors de la campagne, j'ai pu avoir un contact direct avec ces gens et ils sont prêts au changement. Ça s'en vient et je ne suis pas une lâcheuse.»

Pierre Dostie et Amir Khadir... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Pierre Dostie et Amir Khadir

Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie

(Jonathan Hudon) - De ce qu'il a vu sur le terrain, Pierre Dostie est convaincu que le résultat final de cette élection partielle ne reflète pas l'appui que lui et son parti ont réellement reçu de la part des citoyens de la circonscription de Chicoutimi.

Le candidat de Québec solidaire ressortait tout de même beaucoup de positif de la campagne.

«On a senti une cote d'affection beaucoup plus grande, mais beaucoup de gens nous ont dit ''notre coeur est avec vous, mais on veut tellement ne prendre aucun risque de voir les libéraux être élus que pour cette fois, on ne va pas voter pour vous''. Tout notre appui ne s'est pas traduit en vote, mais en région, on remarque que Québec solidaire commence à avoir des résultats indicatifs», a exprimé Pierre Dostie, interrogé vers 21h30 lundi.

Le chargé de cours en travail social à l'UQAC a également fait savoir que «le jeu du système électoral» avait fait perdre quelques points au parti de la chef Françoise David.

«Si nous étions la préférence de plus de gens, le vrai vote stratégique serait d'encourager notre parti, quelles que soient les conséquences des autres partis, afin d'éventuellement prendre le pouvoir, a souligné M. Dostie, tout en louangeant la qualité de la campagne menée par son parti.

«À tous les plans, on a vraiment mis en place une organisation qui va pouvoir mener une campagne électorale beaucoup plus professionnelle. Pour nous, c'est un investissement et cette progression est encourageante pour l'avenir.»

Pierre Dostie a du même coup confirmé qu'il allait demeurer un militant actif pour Québec solidaire.

Tyrrell satisfait

(Dominique Gobeil) - Le chef du Parti vert, Alex Tyrrell, qui se présentait comme candidat à l'élection partielle dans Chicoutimi, est «très content» du résultat du vote de lundi soir. Près de 2,5% des électeurs ont montré leur appui au parti, soit plus de 450 voix.

«Chaque vote est un honneur. Ça montre que les idées que nous avons présentées durant la campagne, comme mettre le Fonds vert au profit des régions pour financer le transport en commun, ont résonné chez la population. On sait qu'en vrai, les appuis sont plus forts en raison du vote stratégique qui n'est pas représentatif», a commenté M. Tyrrell en entrevue téléphonique, alors qu'il quittait la région vers Montréal.

Le chef a assuré que le parti prendrait position plus souvent dorénavant pour les enjeux régionaux. «On va être de retour dans la région avant la prochaine élection générale de 2018.»

Par ailleurs, la candidate d'Option nationale Catherine Bouchard-Tremblay n'a pas voulu formuler de commentaire. Elle a été absente une grande partie de la campagne puisqu'elle souffrait d'une bronchite. Le parti a rallié moins de 1% des électeurs avec environ 160 voix.

La candidate d'Option nationale promet un retour

(Julien Renaud) - La candidate d'Option nationale, Catherine Bouchard-Tremblay, remercie les gens de la circonscription de Chicoutimi qui ont pris le temps d'écouter son message et qui ont voté pour la formation souverainiste.

La jeune candidate de 23 ans, qui a obtenu moins d'un pour cent des voix, entend se représenter aux élections générales de 2018, a-t-elle fait savoir dans un communiqué transmis tard en soirée, après avoir initialement affirmé qu'elle ne donnerait pas de commentaires sur les résultats.

Enfin, la candidate s'est dite déçue de ne pas avoir pu faire campagne comme elle l'aurait voulu, ayant été affaiblie par la maladie et ayant été prise dans ses études.

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