Partielle: un dernier bain de foule

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Le Quotidien

Si tous les candidats à l'élection partielle dans Chicoutimi ont affirmé vouloir travailler dans l'intérêt du développement économique régional et ainsi favoriser la création d'emploi, Francyne T. Gobeil (Parti libéral), Mireille Jean (Parti québécois), Hélène Girard (Coalition avenir Québec), Pierre Dostie (Québec solidaire), Alex Tyrrell (Parti vert) et Catherine Bouchard-Tremblay (Option nationale) ont passé les 33 derniers jours à tenter de séduire les électeurs. À la veille du scrutin, la journaliste Patricia Rainville du Progrès-Dimanche a relu toutes les couvertures médiatiques réalisées par Le Quotidien et Le Progrès-Dimanche au cours des dernières semaines, afin de relever les différentes priorités de chaque candidat. Tour d'horizon de la campagne, déclenchée le 9 mars.

La candidate péquiste à l'élection partielle dans Chicoutimi,... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 2.0

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La candidate péquiste à l'élection partielle dans Chicoutimi, Mireille Jean, profite du dernier droit de la campagne pour rappeler aux électeurs l'importance d'aller voter lundi. 

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

PQ: «le relais a été passé»

La candidate péquiste Mireille Jean est convaincue que la transition entre Stéphane Bédard et elle est chose faite auprès de la population. Celle qui sentait devoir se faire connaître en début de campagne affirme percevoir depuis quelques jours l'excitation des partisans du parti qui la voient déjà comme la prochaine députée. 

«En début de campagne, on parlait de Stéphane Bédard. Aujourd'hui, on parle de Mireille Jean», affirme-t-elle. «Le relais a été passé. Depuis les derniers jours, je sens que les gens croient en ma chance d'être députée et il y a beaucoup d'excitation autour de ça.»

La candidate péquiste affirme que le développement économique et l'emploi ont marqué les quatre semaines de campagne. 

«C'est demeuré les enjeux principaux. J'ai pu démontrer avec des projets précis la capacité de se reprendre en main, notamment avec le centre de données et l'électrification des transports. Ce sont des projets réalistes. J'ai pu présenter ma capacité à relever ces défis.»

Mireille Jean est très satisfaite de sa campagne. 

«Ç'a été une belle grosse campagne. C'est très nourrissant. La relation est extraordinaire avec les électeurs du comté. Les gens sont tellement généreux. Je surfe sur la gentillesse et la cordialité des gens.»

La candidate concentre maintenant ses énergies à rencontrer les électeurs pour leur rappeler d'aller voter. «Il y a beaucoup d'adhérents, mais il faut que le vote sorte. C'est le temps pour les gens de transmettre le message qu'on n'est pas d'accord avec le climat d'austérité qui règne depuis deux ans.» (Anne-Marie Gravel)

La candidate libérale Francyne T. Gobeil était accompagnée... (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque) - image 3.0

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La candidate libérale Francyne T. Gobeil était accompagnée du premier ministre Philippe Couillard, samedi.

Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

PLQ: «une députée (...) pour faire progresser les dossiers»

Flanquée du premier ministre Philippe Couillard, la candidate libérale Francyne T. Gobeil a dressé un bilan positif de sa campagne. Elle a répété que la circonscription de Chicoutimi devait «se doter d'une députée au pouvoir afin de faire progresser les dossiers».

Le premier ministre du Québec et député de Roberval, Philippe Couillard, était venu appuyer sa candidate, samedi. Accompagné de Francyne T. Gobeil, du député de Dubuc Serge Simard et du maire de Saguenay, Jean Tremblay, le premier ministre visitait les installations de la ferme Jean-François Tremblay de Chicoutimi. Philippe Couillard n'a pas voulu commenter les récents sondages qui donnaient une confortable avance à la candidate péquiste Mireille Jean, préférant vanter les qualités de sa candidate. Il a ajouté que l'agriculture était très importante pour la région, d'où sa visite à la ferme du rang Saint-Martin, et qu'élire une députée qui connaît et comprend les enjeux de ce secteur était un atout. 

De son côté, Francyne T. Gobeil n'a pas paru ébranlée par les récents sondages, affirmant que l'important, c'était la réaction des gens sur le terrain. Questionnée à savoir si l'affaire Sam Hamad avait pu avoir un effet négatif sur sa campagne, Francyne T. Gobeil a affirmé que le gouvernement avait pris des mesures concrètes pour éviter ce genre de situation à l'avenir. 

«Je vais me comporter comme je l'ai toujours fait. De manière irréprochable», a affirmé la candidate. À savoir si l'appui du maire de Saguenay, Jean Tremblay, avait nui à son image, comme le dévoilait le sondage publié vendredi dans Le Quotidien, Francyne T. Gobeil a répondu par la négative. «Je ne comprends pas. Jean Tremblay n'a pas fait campagne avec moi. Il a seulement été là au tout début», a noté la candidate. (Patricia Rainville)

La candidate caquiste de Chicoutimi, Hélène Girard, était... (Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque) - image 4.0

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La candidate caquiste de Chicoutimi, Hélène Girard, était accompagnée par l'épouse du chef François Legault, samedi, lors d'une visite au Salon Expo-Nature. 

Photo Le Progrès-Dimanche, Jeannot Lévesque

CAQ: «recevoir la femme du chef, un vrai cadeau»

«Recevoir la femme du chef, c'est un vrai cadeau.» La candidate caquiste Hélène Girard était accompagnée de l'épouse de François Legault, samedi, lors d'un bain de foule organisé au Salon Expo-Nature de Chicoutimi. Isabelle Brais a affirmé se faire un devoir et un plaisir d'appuyer la candidate et sera dans la région jusqu'à lundi soir, alors que son mari et chef de la Coalition avenir Québec viendra la rejoindre.

«Je fais toujours une visite dans les comtés où il y a une élection partielle. J'adore rencontrer les gens et si ma visite peut donner un coup de pouce au candidat, j'en suis ravie», a affirmé Isabelle Brais. «Je ne suis pas une femme gênée et j'aime parler au monde. C'est encore mieux qu'être députée, parce que là, je peux me promener d'un comté à l'autre!», a ajouté la dame.

Pour la candidate Hélène Girard, recevoir l'épouse de son chef représente beaucoup. «C'est un gros plus et les gens l'accueillent chaleureusement. Elle va m'accompagner jusqu'à lundi et nous avons une grosse journée de terrain dimanche», a affirmé Mme Girard, qui dresse un bilan positif de la campagne. «J'ai adoré ça et j'ai vraiment eu la piqûre pour la politique», a confié la candidate.

Isabelle Brais a répété que la CAQ était le parti à adopter. «C'est comme si vous viviez dans une ville où il n'y a que deux restaurants durant 40 ans. Ce sont des restaurants corrects, mais sans plus. Quand un troisième resto ouvre ses portes avec un super chef, eh bien, on l'essaie», a affirmé l'épouse de François Legault. (Patricia Rainville)

Le candidat de Québec solidaire, Pierre Dostie, peut... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 5.0

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Le candidat de Québec solidaire, Pierre Dostie, peut compter sur la présence du député Amir Khadir jusqu'au jour du scrutin.

Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

QS: «nous, on va changer le système»

«Imaginez le bien qu'on va faire au Québec si on apprend aux gens que Québec solidaire l'emporte à Chicoutimi. On a l'opportunité lundi d'envoyer un message clair aux deux partis. C'est fini la corruption, c'est fini l'austérité.»

Le député de Mercier, Amir Khadir, est arrivé à Chicoutimi samedi afin d'appuyer le candidat de Québec solidaire à l'élection partielle dans Chicoutimi, Pierre Dostie. 

«Il ne faut pas se laisser piéger par la peur. Bien des gens sympathisent avec nous, mais ils croient que s'ils votent pour Québec solidaire, les libéraux pourraient rentrer. Les libéraux, c'est fini. Les gens ont à choisir entre Pierre Dostie, un indépendant intègre, et le Parti québécois, un parti essoufflé qui ne changera rien, mais dont la représentante semble dominer les sondages», affirme Amir Khadir, qui en est à sa troisième visite dans la région depuis le début de la campagne. 

«L'accueil qu'on reçoit est encourageant, il est plus favorable que ce qu'on récolte en intentions de vote. Le système a tendance à détourner les gens de leurs convictions. Les gens votent pour le moins pire en se bouchant le nez», illustre Pierre Dostie qui craint lui aussi que certaines personnes puissent voter pour un autre parti par crainte de conséquences. 

Les représentants de Québec solidaire déplorent que les événements qui éclaboussent les libéraux aient occupé une partie de la campagne. 

«On sent que les gens sont écoeurés de la politique. Il ne faut pas mettre tous les politiciens dans le même sac», insiste Pierre Dostie. «Il a fallu ramer fort pour faire comprendre aux gens qu'on est justement là parce qu'on est contre ce système.»

«On veut envoyer un message d'espoir. Nous, on va changer le système», conclut Amir Khadir. (Anne-Marie Gravel)

Alex Tyrrell, chef du Parti vert et candidat... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 6.0

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Alex Tyrrell, chef du Parti vert et candidat à l'élection partielle dans Chicoutimi, affirme que la population du comté a bien reçu les idées de son parti au cours de la campagne

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Vert: «les gens cherchent une nouvelle option»

Alex Tyrrell dresse un bilan de campagne positif. Le chef du Parti vert et candidat à l'élection partielle dans Chicoutimi est convaincu que le message du parti a été bien reçu. 

Il a profité de samedi pour rencontrer les électeurs du comté. 

«On compte convaincre le plus grand nombre d'électeurs possible de voter pour le Parti vert parce que c'est un moyen d'envoyer un message clair au gouvernement et à la population que les idées qu'on a présentées en campagne ont du bon sens et qu'on veut un vrai changement dans la politique québécoise», affirme-t-il au cours d'un entretien téléphonique. 

Alex Tyrrell a passé 10 jours dans la circonscription au cours de la campagne. Il estime que chaque fois, il a reçu un bon accueil de la population qui, dit-il, en a assez des partis au pouvoir. 

«Les gens cherchent une nouvelle option en politique québécoise. Ils sont tannés de la corruption, autant avec le Parti libéral qu'avec le Parti québécois.»

Il affirme que les électeurs ont bien réagi à la proposition de doubler le financement du transport en commun à Saguenay et à celle de mettre le Fonds vert au service des régions. 

Le dernier sondage Le Quotidien/Énergie-Rouge FM, qui accorde 3% au parti, est perçu positivement par le candidat qui, à sa dernière campagne, lors de l'élection générale, a récolté 4,5% des votes dans Notre-Dame-de-Grâce.

«Pour le moment, c'est au-dessus de la moyenne provinciale et nationale du Parti vert. Pour nous, c'est très encourageant. (...) Pour nous, chaque fois que quelqu'un se déplace pour voter vert, c'est une façon d'envoyer un message clair au gouvernement.» (Anne-Marie Gravel)

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