Passeport pour ma santé: une étude menée avec des jeunes

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Deux midis par semaine, les jeunes de l'école primaire Sacré-Coeur de Jonquière participent à des activités sportives.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

La direction d'une école primaire qui veut inculquer de saines habitudes de vie à ses élèves, ça n'a rien de particulier. Mais des jeunes de 5e et 6e année qui participent à une étude universitaire pour cerner les répercussions qu'ont la pratique sportive régulière et la saine alimentation, ça, c'est une première régionale. Et c'est ce que font les élèves de l'école Sacré-Coeur de Jonquière, en collaboration avec le département de kinésiologie de l'UQAC.

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La coordonnatrice de l'étude, Annie Larouche (à l'extreme droite sur la photo), accompagne les jeunes qui participent au projet Passeport pour ma santé. 

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Le projet Passeport pour ma santé a vu le jour à l'automne dernier. Actuellement, ce sont 20 élèves de 5e et 6e année de l'école primaire qui y sont inscrits, en participant à trois midis d'activités parascolaires gratuites, organisées entre les murs de l'établissement de Kénogami. Deux midis d'activités sportives et un midi d'ateliers de nutrition sont proposés chaque semaine aux jeunes élèves. Ils apprennent à aimer le sport et à bouger, en plus de recevoir des notions de cuisine santé.

«En arrivant à la maison, on dit à nos parents que ce n'est pas bon tel ou tel ingrédient! On apprend à aimer de nouvelles saveurs, c'est ça que je préfère. L'autre jour, on a cuisiné une salade de quinoa et une salade niçoise», explique Amaryllis De La Sablonnière, une élève qui participe au projet depuis les débuts. «J'ai dit à ma mère d'arrêter de faire des brownies!», lance Laurence Dufour.

Visiblement, les jeunes rencontrés par Le Progrès-Dimanche sont emballés de jouer le rôle de «cobayes» pour cette étude universitaire.

«On aime ça! On peut aussi proposer des activités physiques à nos parents et nos amis le soir et la fin de semaine. C'est bien le fun rester sur notre divan et manger des chips, mais c'est encore mieux de bouger et de bien manger», ajoute une autre élève, qui se préparait à jouer au ballon dans le gymnase de l'école primaire.

Ce n'est qu'au mois de février que la direction de Sacré-Coeur a eu la confirmation que le fruit de son travail serait immortalisé dans une étude réalisée par la chercheuse de l'Université du Québec à Chicoutimi, la docteure Patricia Blackburn, en collaboration avec les docteurs Claudie Émond, Johanne Harvey et Jacques Plouffe, ainsi que l'étudiante à la maîtrise en médecine expérimentale, Annie Larouche.

En effet, le projet Passeport pour ma santé a été authentifié par l'UQAC et les résultats seront étudiés et répertoriés. Le but de l'étude sera d'analyser l'évolution des jeunes et les répercussions sur leur vie familiale. L'an prochain, la direction de l'école Sacré-Coeur espère qu'une soixantaine d'enfants y participeront.

«C'est sur une base volontaire et les parents doivent être derrière leur enfant puisqu'ils sont également impliqués. Chaque mois, les parents sont rencontrés par les étudiants en kinésiologie de l'UQAC, afin de faire le point. L'important, c'est que les jeunes ramènent à la maison ce qu'ils apprennent à l'école, sinon, les répercussions ne seront pas les mêmes», explique le directeur de l'école Sacré-Coeur, Alain Doré.

Le directeur de l'école Sacré-Coeur, Alain Doré, est... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Le directeur de l'école Sacré-Coeur, Alain Doré, est très fier de la réalisation du projet Passeport pour ma santé

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Beaucoup de bénéfices

En plus de les faire bouger plus et manger mieux, le projet Passeport pour ma santé a permis à des jeunes de sortir de leur coquille, de participer à des activités parascolaires gratuites et de se faire de nouveaux amis. Des résultats qui enchantent la coordonnatrice de l'étude, Annie Larouche.

«Nous voyons des jeunes devenir amis, mais qui ne se seraient pas nécessairement côtoyés en temps normal. Nous voyons aussi des enfants devenir plus sûrs d'eux, c'est très stimulant», indique Annie Larouche, étudiante à la maîtrise en médecine expérimentale. Celle qui est également enseignante suit les 20 jeunes depuis l'automne. Elle est présente à chacune des activités.

«Nous voyons déjà des résultats, mais c'est vraiment à la fin de l'année scolaire, lorsque les jeunes vont être évalués que nous connaîtrons les impacts. Et, l'an prochain, nous espérons vraiment avoir davantage d'élèves. On est très fier, parce que c'est la première fois qu'une telle étude est réalisée ici, dans la région, mais je pense que c'est une première au Québec également. On s'inspire beaucoup de ce qui se fait aux États-Unis et en Europe», explique Annie Larouche.

«Ce genre de projet permet aussi aux jeunes de participer à des activités parascolaires sans que les parents aient à payer. Nous sommes une école avec un contexte socio-économique plutôt difficile alors c'est bien de voir des jeunes prendre de l'assurance et sortir de leur coquille comme ça», ajoute le directeur de l'école Sacré-Coeur, Alain Doré.

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