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Investissement à l'usine de Résolu de Saint-Félicien: le maire croit Richard Garneau

Gilles Potvin croit au sérieux du projet d'investissement... (Archives Le Quotidien)

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Gilles Potvin croit au sérieux du projet d'investissement de 1 milliard de dollars à l'usine de pâte de Saint-Félicien et demande au gouvernement de le considérer sérieusement.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin, croit au sérieux du projet d'investissement d'un milliard de dollars à l'usine de pâte de Saint-Félicien.

«Richard Garneau m'en parle depuis quelque temps. Ce n'est pas son style de lancer des idées en l'air. S'il l'envisage, c'est que c'est vrai. Sans son intervention dans les Serres Toundra, le projet n'aurait jamais vu le jour. C'est un homme très sérieux. Il faut impérativement que le gouvernement l'écoute», implore le magistrat.

D'ailleurs, de hauts dirigeants de Fairfax, le fonds d'investissement qui détient la majorité des actions de Résolu, sont venus visiter les installations félicinoises récemment.

Gilles Potvin estime que sa municipalité ne peut pas laisser passer une telle opportunité. «C'est le projet d'avenir pour notre coin de pays. On ne fera pas un projet en aéronautique ou dans l'aluminium. C'est sur la forêt qu'il faut compter. Ça fait 40 ans que l'usine est la pierre angulaire de l'économie forestière de la région. Les propriétaires de Fairfax sont d'origine hindoue et ils connaissent le marché de l'Inde au très fort potentiel pour les papiers tissu. Je ne suis pas inquiet pour écouler la production», a-t-il indiqué.

Le maire espère que le gouvernement va saisir l'opportunité et octroyer le bois demandé par Résolu. «Je pense qu'il y a assez de bois au Québec et dans la région pour le faire. À une certaine époque, 24 millions de mètres de cubes de bois étaient transformés et là nous en sommes à environ 15 millions. Il faut donner des garanties de 1 million de mètres cubes sur plusieurs années pour relancer cette filière»,

Le maire Potvin pense que le député de Roberval est peut-être mal conseillé sur la question forestière. Le lien de parenté entre son chef de cabinet et le président de FSC Canada laisse plusieurs intervenants régionaux perplexes. «Il faut qu'il écoute aussi l'industrie. Nous avons un gars de la région à la tête de la compagnie qui veut sauver les usines régionales. Il ne sera pas là éternellement. Il faut écouter ce qu'il a à dire et bien analyser son plan», milite-t-il.

Ce n'est pas demain que le projet de 1 milliard de dollars à l'usine de pâte de Saint-Félicien risque de se concrétiser. Les conditions avancées par Résolu sont imposantes. Elle demande une garantie d'approvisionnement de 1,3 million de m3 sur 20 ans. Avec les discussions toujours en cours concernant la protection du territoire forestier et l'incertitude planent, les demandes de Résolu semblent irréalistes dans le contexte actuel.

Une amende de 30 000$

Produits forestiers Résolu a déversé illégalement du dioxyde de chlore dans la nature à son usine de pâte de Saint-Félicien. Une infraction qui lui coûte 30 000$.

La multinationale a plaidé coupable le 18 mars dernier au Palais de justice de Roberval d'avoir enfreint la Loi sur la qualité de l'environnement. Le déversement a eu lieu le 29 septembre 2013. Selon le constat d'infraction, le dioxyde de chlore est «susceptible de porter atteinte à la vie, à la santé, à la sécurité, au bien-être ou au confort de l'être humain, de causer des dommages, ou de porter autrement préjudice à la qualité du sol, à la végétation, à la faune et aux biens».

«C'est un déversement accidentel. Quand ça arrive, il y a un mécanisme très clair. C'est nous qui avons avisé le ministère de l'incident. Nous assumons nos responsabilités. On ne l'a pas nié, c'est nous qui avons dénoncé l'accident. Nous le faisons pour tout incident de nature environnementale comme si on échappe de l'huile à l'usine. On ne cache rien», a déclaré le porte-parole de la compagnie, Karl Blackburn.

La compagnie a donc versé 30 000$ comme amende et 8000$ pour les frais juridique.

Ce déversement n'a pas de lien avec la perquisition que la GRC a effectuée en février 2015 dans les bureaux de l'usine de pâtes pour saisir des documents et fichiers informatiques qui auraient pu prouver que des déversements illégaux auraient été faits en 2010 alors que Fibrek était propriétaire de l'usine et non Résolu.

Aucune accusation n'a été portée à ce jour.

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