Tique d'hiver: trois orignaux morts à Lac-Kénogami

Le biologiste interrogé n'a pu confirmer si l'orignal... (Photo courtoisie)

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Le biologiste interrogé n'a pu confirmer si l'orignal retrouvé dans le secteur de Lac-Kénogami était mort de la tique d'hiver, mais selon ce qu'il a pu voir sur ces photos, c'était probablement le cas.

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La découverte d'orignaux morts, à Lac-Kénogami, la semaine dernière, fait réagir. Trois animaux affligés par ce qui semble être la tique d'hiver de l'orignal ont été retrouvés avec des parties du corps dénuées de poil, phénomène attribuable à ce parasite.

Un citoyen du secteur a fait part de la situation au Quotidien. Il a fait savoir qu'il avait vu ces orignaux dans un périmètre relativement petit. Il a par la suite contacté les agents de la faune pour leur faire part de la situation. Le bureau régional de la protection de la faune a confirmé que trois signalements avaient été enregistrés.

La tique d'hiver de l'orignal ne date pas d'hier. Jugé comme étant un fléau au sud du fleuve Saint-Laurent, le parasite semble avoir migré plus au nord au cours des dernières années, mais pas de façon totalement agressive. La Gaspésie serait également aux prises avec l'acarien.

«À l'arrivée de l'automne, les larves montent sur l'orignal et c'est à ce moment qu'elles vont se développer en suçant le sang de la bête», a expliqué le biologiste responsable de la grande faune au Saguenay-Lac-Saint-Jean pour le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, Claude Dussault, ajoutant que, selon ce qu'il a pu voir sur les photos fournies, la mort du cervidé photographié était causée par la tique d'hiver de l'orignal. Autant M. Dussault que le bureau régional de la protection de la faune ne sont toutefois pas inquiets que de tels cas aient été répertoriés.

«Dans la région, on remarque effectivement des orignaux infectés, mais ce n'est pas aussi dramatique que ce qu'on peut retrouver dans le sud du Québec, par exemple, a précisé Claude Dussault. C'est inquiétant dans le sens que ça peut faire mourir des animaux, mais ce n'est pas un phénomène nouveau.»

Le biologiste a indiqué que la tique quitte l'orignal une fois le printemps arrivé et les cervidés affectés parviennent à se refaire une santé durant la saison estivale.

L'augmentation du cheptel est aussi une raison de l'agrandissement du phénomène.

«Dans le monde animal, il y a des mécanismes de régulations et le parasite en est un, a souligné Claude Dussault. Quand les densités de population augmentent, les parasites en profitent et à ce moment, le risque de contamination est lui aussi plus élevé.»

Il n'existe pas de manière de contrer ce phénomène, si ce n'est que de diminuer le cheptel, ajoute l'expert.

Le biologiste interrogé n'a pu confirmer si l'orignal... (Photo courtoisie) - image 2.0

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Le biologiste interrogé n'a pu confirmer si l'orignal retrouvé dans le secteur de Lac-Kénogami était mort de la tique d'hiver, mais selon ce qu'il a pu voir sur ces photos, c'était probablement le cas.

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Le biologiste interrogé n'a pu confirmer si l'orignal retrouvé dans le secteur de Lac-Kénogami était mort de la tique d'hiver, mais selon ce qu'il a pu voir sur ces photos, c'était probablement le cas.

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Qu'est-ce que la tique d'hiver?

La tique d'hiver de l'orignal vit dans la végétation sous forme de larve, et ce, jusqu'à l'automne. Avant l'hiver, elle s'agrippe aux animaux avant de se développer sur ceux-ci. La tique peut mesurer jusqu'à 15 mm et elle se nourrit du sang de la bête pour se développer. Dès lors, l'animal est victime de démangeaison et pour se soulager, il se frotte sur les arbres. En conséquence, il va perdre du poil, donc sa couche protectrice. Déjà affaibli par le fait qu'il a perdu du sang, l'animal est en carence énergétique en raison du froid. Le résultat fatal est la mort de la bête. Les plus solides parviendront à survivre et puisque la tique retournera dans la végétation au printemps, ils seront en mesure de refaire le plein d'énergie.

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