Yanick Jean personnalité du mois Le Quotidien-Radio-Canada

Depuis qu'il a porté les couleurs des Sags... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Depuis qu'il a porté les couleurs des Sags au début des années 90, Yanick Jean a toujours été très attaché à l'organisation chicoutimienne. Depuis un an de demi, il a la chance de diriger l'équipe de sa région natale, en cumulant en prime les doubles fonctions d'entraîneur et directeur-général.

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Le titre de Personnalité du mois de mars 2016 Le Quotidien/Radio-Canada est décerné aujourd'hui à l'entraîneur-chef et directeur général des Saguenéens de Chicoutimi, Yanick Jean. À sa première saison complète à la barre de l'équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, la jeune formation a surpris tous les observateurs en saison régulière avant d'accueillir plus de 4000 spectateurs au Centre Georges-Vézina pour la première fois depuis 2012 lors du cinquième match de la série de première ronde face aux Screaming Eagles du Cap-Breton.

À le voir aller derrière le banc des Saguenéens pendant un match, Yanick Jean est passionné par son travail d'entraîneur.  

«C'est dans nous. Je pense que tu l'as ou tu ne l'as pas. Ce n'est pas d'aller la chercher, c'est de carburer à l'adrénaline», confie l'entraîneur-chef et directeur général de l'organisation chicoutimienne qui roule sa bosse dans le hockey depuis plus de 20 ans.

Repêché en 5e ronde en 1994 par les Capitals de Washington, l'ancien défenseur s'est rapidement aperçu que son avenir chez les professionnels n'était pas nécessairement sur la glace. «Quand je suis allé à mon deuxième camp professionnel, je me suis dit que je n'allais pas jouer dans la Ligue nationale et que je voulais coacher. Les entraîneurs m'ont toujours fasciné», relate Yanick Jean qui a joué quatre ans avant de rentrer au Québec et débuter sa nouvelle carrière comme adjoint avec les Saguenéens.

«(Le coaching) C'était tout le temps dans ma tête. Je me disais tout le temps que je devais vivre le style et voir le plus d'entraîneurs pour me façonner une identité propre à moi et une ligne de conduite», d'indiquer le pilote des Bleus qui, avant d'aboutir avec l'organisation chicoutimienne, a dirigé le Rocket de l'Île-du-Prince-Édouard, maintenant les Islanders de Charlottetown, et les Tigres de Victoriaville pendant sept ans.

Depuis maintenant un an et demi, Yanick Jean vit le rêve de tout entraîneur alors qu'il dirige son équipe locale. «Je n'ai pas l'impression que je viens travailler», convient-il.

Depuis qu'il a porté les couleurs des Sags pendant quatre saisons au début des années 90 et soulevé la coupe du Président en 1994, le Chicoutimien est très attaché à l'équipe d'une région. «Je suis parti pendant quelques années et je regardais tout le temps ce que les Sags faisaient. Je suis revenu comme adjoint pendant quatre ans, je suis reparti et j'ai continué à me demander ce que les Sags faisaient. Mon coeur a toujours été avec les Sags», raconte Yanick Jean qui, depuis son arrivée en poste, répète qu'il veut augmenter le sentiment d'appartenance des joueurs, doublé d'une attitude de discipline et de surpassement.

«Je veux être intraitable sur les valeurs de l'organisation. On a vraiment la conviction que si on ne sort pas de ça, on va avoir du succès», annonce Yanick Jean qui a le sentiment de bâtir quelque chose de solide avec les Saguenéens en faisant les choses de la bonne manière.

«Je ne dis pas que je ne veux pas qu'on soit premier, mais je ne veux pas qu'on retombe. Que les gens disent qu'on a franchi une ronde une seule fois en dix ans, je ne peux rien changer au passé. Pour moi, cette année, c'était l'an un», d'annoncer Yanick Jean après avoir tracé le bilan de la dernière saison des Sags, jeudi.

Yanick Jean, entraîneur-chef des Saguenéens de Chicoutimi.... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie) - image 2.0

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Yanick Jean, entraîneur-chef des Saguenéens de Chicoutimi.

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La famille, un atout inestimable

«Je suis un meilleur homme de hockey depuis que j'ai une famille.»

Après un changement de décor solitaire de Victoriaville à Chicoutimi en novembre 2014, Yanick Jean a été rejoint par sa conjointe Annabelle Guay et les deux enfants du couple âgés de 13 et 9 ans avant le début de la dernière saison.

«Je suis bien entouré. Ma famille fait en sorte que je suis capable de décrocher», pointe l'entraîneur-chef des Sags, soulignant la compréhension de sa compagne et de ses enfants dans tout ce processus et les sacrifices avec, notamment, de nombreux voyages.

«Avoir des enfants, ça t'aide également à comprendre des choses versus les joueurs», indique-t-il.

S'il est très intense pendant un match, quand les deux équipes ont regagné le vestiaire, Yanick Jean redevient rapidement très calme. Avec l'expérience et le bagage acquis lors des dernières années, il connaît l'importance de rapidement tourner la page. «Quand c'est fini, c'est fini. On ne peut rien changer, mais on peut regarder le futur. Les émotions, après, ça va juste à la poubelle», de convenir Yanick Jean, estimant que cette façon de faire se reflète également sur ses troupiers.

Depuis son embauche par les Saguenéens, le Chicoutimien cumule les deux fonctions d'entraîneur et directeur général pour la première fois de sa carrière et il ne va surtout pas s'en plaindre. «Ça me passionne aussi le mouvement de personnel, repêcher un joueur, le développer, l'amener à maturité. On peut choisir les joueurs avec lesquels on veut travailler», tranche-t-il.

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