Déchêts: L'ERD dépose son mémoire

La conseillère et chef de l'ERD, Josée Néron,... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La conseillère et chef de l'ERD, Josée Néron, a confirmé que sa formation votera en faveur du PGMR.

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L'Équipe du Renouveau démocratique de Saguenay (ERD) a déposé un mémoire, jeudi, dans le cadre des consultations publiques sur la révision du Plan de gestion des matières résiduelles (PGMR). Le parti soutient que le projet sur la table est de très bonne qualité, mais avance tout de même plusieurs recommandations visant à bonifier le document préparé par les fonctionnaires.

Dans le cadre d'un point de presse tenu dans les bureaux de l'opposition, la conseillère et chef de l'ERD, Josée Néron, a confirmé que sa formation votera en faveur du PGMR.

La conseillère municipale a cependant attiré l'attention des médias sur le fait que Saguenay avait accumulé huit années de retard dans ce dossier, un retard qui se traduit par des coûts pour les contribuables en raison d'une diminution de la durée de vie du site actuel d'enfouissement.

«M. le maire dit qu'il a pris le temps pour bien évaluer les différentes alternatives, mais pendant ces huit années, Saguenay a enfoui plus ou moins 23 000 tonnes métriques par année de matières putrescibles. On a donc diminué la durée de vie du site et il faudra maintenant transporter les déchets vers le site d'Hébertville», insiste la conseillère municipale, qui a rappelé que l'ERD avait dès 2013 voulu inscrire dans le PGMR sa volonté de faire de Saguenay une ville verte.

Au total, l'ERD a formulé 11 recommandations qui n'auront pas d'impact, selon Josée Néron, sur les coûts estimés de la mise en place de ce nouveau PGMR. Ce qui signifie une facture de l'ordre d'un peu plus de 200$ la porte pour les citoyens de Saguenay et une facture plus élevée pour ceux de la MRC du Fjord qui travaille conjointement avec la Ville pour le traitement des déchets.

D'entrée de jeu, l'ERD considère que le choix du compostage proposé dans le PGMR représente la meilleure solution pour le moment.

 L'ERD souhaiterait que des entreprises régionales puissent être en mesure de proposer des solutions pour le compostage puisque certaines, comme Gazon Savard, détiennent déjà une expertise dans ce domaine.

Saguenay devra distribuer un troisième bac pour permettre aux citoyens de récupérer les matières putrescibles.

Lors de la première version du programme des bacs bleus pour récupérer le carton, le papier, le verre et les cannages, Saguenay avait opté pour un format trop petit de bac plat, ajoute Josée Néron.

Pour s'assurer que les nouveaux bacs bruns soient efficaces, l'ERD propose l'achat d'un bac de format de 360 litres qui permettra d'accueillir les matières putrescibles pour les différentes périodes de l'année comme le gazon et les feuilles à l'automne.

Dans le cadre de ce PGMR, les municipalités devront diminuer l'enfouissement de certaines matières provenant des chantiers de construction ou de rénovation. L'ERD propose que l'on donne aux ressourceries ou aux écocentres un nouveau rôle. Ce rôle consisterait à récupérer le matériel (portes, fenêtres ou autres) qui peut encore servir afin de les offrir à des citoyens pour des projets de chalet, de camp de chasse ou même de garage.

Selon Josée Néron, les municipalités de Saint-Honoré et Saint-David-de-Falardeau ont mis en place un tel système qui permet d'éliminer des quantités importantes de matériaux des sites d'enfouissement.

Au chapitre des recommandations plus symboliques, l'Équipe du Renouveau démocratique exige que l'on mette en place un conseil municipal sans papier comme ça se fait dans plusieurs municipalités du Québec.

L'opposition cible aussi l'utilisation des bouteilles d'eau de moins d'un litre dans les édifices municipaux.

En bref

Josée Néron juge nécessaire de tout mettre en oeuvre pour travailler conjointement avec la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean afin de réaliser des économies pour les contribuables et de mettre en commun l'expertise. Elle souhaite dans ce cas que l'on prenne toutes les mesures nécessaires pour atténuer les impacts causés par l'enfouissement des déchets de Saguenay au site d'Hébertville afin de respecter les citoyens de ce secteur qui n'ont jamais été informés de l'arrivée des poubelles du Saguenay lors des audiences publiques.

L'ERD a bien entendu les positions des différents intervenants lors des deux soirées de consultation. Elle demande donc à Saguenay d'encourager les projets communautaires de compostage comme Composte Table mise en place à l'Université du Québec à Chicoutimi. L'objectif est de diminuer au maximum les quantités de matière transportées vers les centres de traitement. La récupération et le traitement à la source par le citoyen ou un restaurateur des matières putrescibles ont un impact significatif pour l'environnement.

Pour que tout ce projet fonctionne rapidement et que les citoyens répondent à la récupération des matières putrescibles, Josée Néron demande à la Ville de ne pas ménager les efforts et les ressources pour un vaste plan d'information, de sensibilisation et d'éducation.

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