De la visite pour Philippe Couillard

Une quarantaine d'agents correctionnels de Roberval ont manifesté,... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Une quarantaine d'agents correctionnels de Roberval ont manifesté, jeudi, devant les bureaux de Philippe Couillard, pour réclamer un nouveau contrat de travail.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Une quarantaine d'agents correctionnels de Roberval ont manifesté, jeudi, devant les bureaux de Philippe Couillard, pour réclamer un nouveau contrat de travail et des conditions plus sécuritaires pour exercer leur métier.

Le président national Mathieu Lavoie, présent à Saint-Félicien jeudi, indique que le nombre d'agents qui s'absentent pour cause d'accidents ou en maladie est effarant. « Pour le Québec, ce sont 30 000 jours d'absentéisme pour maladie et 7000 pour les accidents de travail. À la prison de Roberval, ce sont 500 jours de maladie, 175 jours pour des accidents à long terme et environ 400 jours pour les accidents d'arrêt à court terme. La priorité, ça devrait être la santé et la sécurité, mais ce n'est pas la volonté du gouvernement Couillard », a-t-il déclaré.

Le syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec est sans contrat de travail depuis plus d'un an. Il déplore la lenteur des négociations. « Ça piétine. Depuis trois semaines que nous n'avons pas eues de discussions. Nous voulons mettre de la pression pour que ça bouge. Nous avons un métier à risque. Il y a des agressions qui surviennent. On ne reculera pas sur la sécurité de nos agents et nous voulons l'améliorer », a-t-il lancé.

La question des salaires fait aussi partie du litige.

Pas assez d'effectifs à Roberval

Mathieu Lavoie déplore le manque de vision et l'improvisation qui a mené à l'ouverture de la nouvelle prison de Roberval. « Ils n'ont pas écouté nos propositions. Comme le nombre d'agents est limité à 128, ils ne peuvent pas accueillir plus d'environ 180 détenus alors que la possibilité d'accueil est de 300. Il y a un manque d'effectifs criant à Roberval. Il y a de la place et il y a surpopulation dans d'autres établissements carcéraux. Ça prend une meilleure planification », a-t-il déploré.

Selon Mathieu Lavoie, ce manque de planification a des répercussions à Roberval. « On a mal planifié les besoins de main-d'oeuvre. En plus du gel d'embauche, nos agents doivent faire beaucoup de temps supplémentaire, ce qui augmente les risques d'épuisement. »

C'est aussi un manque d'organisation de la direction qui serait à l'origine des retards dans le transport des détenus survenus depuis l'ouverture de la nouvelle prison. Ce ne sont pas des moyens de pression exercés par les agents, assure le président Lavoie. « C'est maintenant revenu dans l'ordre. Il faut bien planifier les transports et avoir le temps nécessaire pour se rendre à Chicoutimi, ce qui n'avait pas été bien fait au début. L'embarquement prend du temps, car il faut faire des fouilles à nu. C'est du temps qu'il fallait bien calculer et y mettre les effectifs nécessaires », a mentionné le président national.

Des manifestations ont aussi eu lieu aussi à Baie-Comeau et Trois-Rivières. D'autres sont à prévoir la semaine prochaine.

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