Partielle dans Chicoutimi: La péquiste Mireille Jean bien en contrôle

Mireille Jean obtient 44% des intentions de vote.... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Mireille Jean obtient 44% des intentions de vote.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Une victoire écrasante de Mireille Jean s'annonce dans Chicoutimi. La candidate péquiste détient une confortable avance avec 44% des intentions de vote, alors que sa rivale libérale, Francyne T. Gobeil, obtient 22% des appuis, révèle un sondage mené au cours des derniers jours par la firme

La candidate libérale a en effet vu ses appuis fondre comme neige au soleil, principalement en raison de l'affaire Sam Hamad. Dans le premier sondage réalisé à la fin du mois de mars, une lutte serrée se dessinait entre Mmes Jean et Gobeil, qui récoltaient respectivement 39% et 33% des intentions de vote. Depuis, la libérale a perdu 11 points et la péquiste en a gagné cinq.

Comme au premier sondage, la candidate caquiste Hélène Girard conserve la troisième place. Avec 18% des intentions de vote, ses appuis n'ont pas bougé.

Pierre Dostie, de Québec solidaire, a légèrement grimpé de 7% à 9% dans les intentions de vote. Alex Tyrrell, du Parti vert, et Catherine Bouchard-Tremblay, d'Option nationale, obtiennent 3% et 2%.

«Les chances sont maintenant très grandes pour le Parti québécois. À quelques jours du vote, le Jell-O est pris comme on dit. Malheureusement pour Francyne T. Gobeil, elle s'est présentée pour le mauvais parti. Les récentes affaires concernant les libéraux lui ont fait mal, dont les allégations entourant Sam Hamad», pointe Raynald Harvey, président de la firme de sondage.

Parti, candidat (e) ou chef?

Est-ce que les électeurs votent davantage pour le parti, le chef ou le candidat? Près de 46% des gens basent leur choix sur le parti, alors que 41,5% des gens regardent davantage la personnalité du candidat. Mireille Jean et Pierre Dostie sont d'ailleurs les deux candidats dont la personnalité semble exercer le plus d'attraction auprès des électeurs. Le chef du parti ne semble pas influencer de manière importante le vote. Ce facteur est prépondérant pour seulement 12,2% des répondants. Le cas de la CAQ le démontre. François Legault est le chef le plus populaire, mais la caquiste Hélène Girard arrive troisième dans les intentions de vote.

Le PLQ corrompu selon 60% des électeurs

Le Parti libéral du Québec dirigé par Philippe Couillard est corrompu. C'est ce que pensent 60% des électeurs dans Chicoutimi, selon le dernier sondage mené par la firme Segma Recherche.

Même des sympathisants libéraux croient que leur formation politique trempe dans la corruption. Parmi les répondants qui comptent appuyer la candidate libérale Francyne T. Gobeil, 28% considèrent que son parti est gangrené. Chez ceux pour qui le parti pèse le plus lourd dans leur processus décisionnel, 72% ont répondu «oui» à la question «est-ce que le Parti libéral du Québec dirigé par Philippe Couillard est un parti corrompu?».

Près de 25% des répondants au sondage estiment que la formation politique n'est pas corrompue et 15,6% des gens n'avaient pas d'opinion à ce sujet.

«C'est un résultat très élevé. Et le nom du premier ministre a été inséré de manière délibérée dans la question. Il est député dans Roberval et il avait une image plus reluisante que l'ancienne garde libérale. Donc que six électeurs sur 10 croient que le parti dirigé par M. Couillard est corrompu, c'est très fort», commente Raynald Harvey, président de Segma Recherche.

Cette réputation n'est pas étrangère aux plus récents déboires du PLQ, dont la fracassante arrestation de Nathalie Normandeau et les doutes sur l'intégrité de Sam Hamad.

«C'est surtout la manière dont la dernière crise a été gérée qui semble avoir le plus causé de tort, ce qu'on appelle le ''damage control''. Le fait que Sam Hamad soit parti en Floride en conservant ses avantages, ça n'a pas plu. Ça reste de la perception, mais il faut se mettre dans la tête des gens, dont la majorité ne bénéficie pas de ce genre de traitement. Cette gestion semble avoir créé plus de dommages que l'affaire elle-même», constate M. Harvey.

Méthologie

Le sondage a été effectué auprès de 565 personnes, les 5 et 6 avril, par entrevues téléphoniques, à partir du centre d'appels de Segma Recherche à Saguenay. L'échantillon a été généré aléatoirement parmi tous les numéros potentiellement actifs dans la circonscription, et les répondants ont été joints sur leur ligne téléphonique résidentielle ou sur leur téléphone mobile. Au total, 450 entrevues ont été réalisées avec un agent et 115 avec le système automatisé IVR-HD de Segma Recherche.

Les données d'ensemble ont été pondérées sur la base du recensement de 2011 en fonction du sexe et de l'âge des répondants. La marge d'erreur échantillonnale frôle les 4%.

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