Intégrité et économie au menu du débat

Les candidats Pierre Dostie (QS), Hélène Girard (CAQ),... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Les candidats Pierre Dostie (QS), Hélène Girard (CAQ), Francyne T. Gobeil (PLQ) et Mireille Jean (PQ) ont croisé le fer devant le Cercle de presse du Saguenay, mardi matin, à moins d'une semaine de l'élection partielle.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

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La candidate libérale dans Chicoutimi, Francyne T. Gobeil, affirme ne pas connaître personnellement le ministre Sam Hamad. Elle soutient qu'il devra faire face à la musique s'il a posé des gestes allant à l'encontre de son rôle de membre du cabinet et d'élu de l'Assemblée nationale.

Ça n'en prenait pas plus pour que son adversaire péquiste, Mireille Jean, qualifie son comportement « d'aveuglement volontaire et d'une certaine approbation de cette façon de faire libérale ». Selon Mireille Jean, Mme Gobeil endosse implicitement le comportement du président du Conseil du trésor qui a quitté le Québec pour la Floride en pleine tourmente. Il était inévitable pour la candidate libérale que cette affaire d'intégrité s'invite dans l'actuelle élection partielle. Dans le cadre d'un débat organisé par le Cercle de presse du Saguenay, la principale intéressée a soutenu que les citoyens rencontrés ne lui ont jamais fait état de cette affaire qui défraie la manchette depuis une semaine.

Ce son côté, Mireille Jean affirme ne pas souffrir du comportement antisyndical de son chef Pierre Karl Péladeau dans une région où le taux de syndicalisation est élevé. Au contraire, plaide Mireille Jean, son chef reçoit toujours un très bon accueil des citoyens de Chicoutimi et elle compte sur son appui.

Rio Tinto Aluminium

Les dernières annonces de Rio Tinto Aluminium (RTA) quant aux efforts de rationalisation au sein de son personnel-cadre et des fournisseurs ont fait l'objet de discussions pendant ce débat. Francyne T. Gobeil a souligné les échanges entre son chef Philippe Couillard et la haute direction de la multinationale qui sont rassurants quant à l'avenir et démontrent qu'il y a un canal de communication entre le gouvernement et l'entreprise dans une période difficile. Selon elle, le gouvernement doit répondre présent lorsque l'entreprise a des projets.

Le candidat de Québec solidaire, Pierre Dostie, est allé beaucoup loin. Il croit que le gouvernement du Québec doit tout simplement procéder à la nationalisation des barrages de la multinationale dans la région. « On pourrait continuer de leur vendre de l'électricité avec des tarifs ajustés en fonction des emplois créés », a plaidé le candidat qui n'a aucun problème à soutenir le principe de la nationalisation.

Hélène Girard, de la Coalition avenir Québec, a sensiblement repris les arguments de son chef François Legault. Elle exige que Philippe Couillard s'installe dans les bureaux de la direction de RTA jusqu'à ce que l'on obtienne des annonces d'investissements pour supporter l'économie régionale.

La candidate péquiste Mireille jean a qualifié de scandaleux le fait que RTA finance ses liquidités en retardant les paiements à ses fournisseurs locaux, et ce, jusqu'à 130 jours. Elle ajoute que le comportement de la multinationale sera tout aussi dommageable pour tout le secteur du génie-conseil régional alors que l'entreprise confie en sous-traitance à la seule firme Adecco le volume d'ingénierie pour les projets particuliers. Selon elle, le gouvernement doit être beaucoup plus actif dans l'application de l'entente de continuité qui encadrait tout le volet de la création d'emplois.

Fiscalité

En matière de fiscalité, la candidate caquiste Hélène Girard a martelé l'engagement de son parti de diminuer les impôts de 500 $ par travailleur par année (100 $ pour un couple), afin de contrer le train de mesures adoptées par le gouvernement libéral qui a fait grimper le fardeau fiscal des familles. Québec solidaire persiste de son côté avec un réseau de garderies accessible et gratuit pour toutes les familles.

« Le Parti québécois a mis en place une politique de garde et le Parti libéral du Québec est en train de la démolir », a réitéré Pierre Dostie qui juge nécessaire l'investissement public dans la petite enfance. Il a repris la balle au bond en accusant les libéraux de générer de la « maladie » en appliquant à outrance la politique d'austérité budgétaire accompagnée d'une réforme de la santé qui évacue tout le volet de la prévention pour enrichir les médecins.

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