Les méthodes d'embauche dénoncées

La conseillère municipale Christine Boivin.... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La conseillère municipale Christine Boivin.

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Le Quotidien

(Laure Gagnon-Tremblay, stagiaire) La conseillère municipale Christine Boivin a dénoncé les méthodes d'embauche du maire Jean Tremblay lors de la création du Service de développement durable et de l'environnement, lundi midi, lors d'une séance du conseil municipal.

Selon Mme Boivin, l'embauche de Denis Bernier au poste de directeur de ce service n'est pas très démocratique, puisqu'il n'y a pas eu d'ouverture de poste à l'interne. «Lorsqu'on met quelqu'un en poste, on doit suivre des règles. La façon dont la décision a été prise démontre un soupçon de favoritisme», explique-t-elle.

M. Bernier est un homme de Québec qui a été nommé par la Ville pour exercer ces fonctions. D'après la conseillère, en procédant de cette façon, le maire a empêché des citoyens de la région qui auraient pu être qualifiés de présenter leur candidature. 

«Peut-être qu'à l'interne, il y a des personnes qui ne sont pas intéressées. Sauf qu'au Saguenay, il y a des gens qui ont perdu leur emploi et qui auraient pu être intéressés par le poste affiché», déplore Mme Boivin.

Elle croit également que le maire manque de respect puisqu'il a annoncé l'emploi de Denis Bernier en conférence de presse avant qu'il ne soit accepté par le conseil.

Les membres ont d'ailleurs profité de cette séance pour voter l'appui ou non de cette embauche. La chef de l'Équipe du Renouveau démocratique, Josée Néron, s'est déclarée contre. «Je ne suis pas contre la personne sélectionnée, je suis contre la façon dont ça c'est fait», a-t-elle tenu à préciser.

Le maire Tremblay, quant à lui, a argué que Denis Bernier était la personne la mieux placée pour répondre aux demandes. «On n'a pas besoin d'afficher le poste lorsqu'on a le meilleur! Quand j'ai rencontré ma femme, je n'ai pas affiché l'emploi!»

D'après Christine Boivin, ce n'est pas la première fois que le maire agit de cette façon. Elle estime que l'embauche de Julie Guérin, la belle-fille de Ghislain Harvey de Promotion Saguenay, il y a quatre ans, s'est passée exactement de la même façon.

«Le poste a été créé et n'a jamais été affiché! On a placé à ce poste quelqu'un qui était parenté avec une personne qui travaillait à la Ville», raconte la conseillère.

Elle assure qu'une Ville qui est transparente devrait faire les choses dans les règles de l'art et afficher le poste avant d'embaucher quelqu'un.

«Arrêtez cette campagne de salissage et faites attention à vos paroles», a répondu le maire, piqué au vif par les accusations de sa collègue. D'après lui, Christine Boivin l'a attaqué pour des faits non justifiés, puisqu'elle a elle-même de la famille qui travaille à la Ville.

«Vous devriez faire attention, vous êtes en procès pour une autre campagne de salissage! Vous avez la langue sale», a conclut M. Tremblay lorsqu'il s'est adressé à la conseillère.

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