Scierie Petit Paris: débrayage d'une heure

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Les syndiqués ont bloqué la circulation pendant quelques minutes pour démontrer leur mécontentement.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Une centaine de syndiqués de la scierie Petit Paris, à Saint-Ludger-de-Milot, ont débrayé pendant une heure, lundi après-midi, afin de mettre de la pression sur la direction pour que les négociations pour un nouveau contrat de travail reprennent.

Les travailleurs se sont réunis devant les bureaux de la Coopérative pour faire entendre bruyamment leur revendication. Ils ont même bloqué la route partiellement pendant quelques minutes pour bien faire sentir leur présence.

Ils sont insultés par la manière cavalière dont se sont déroulées les négociations. « Il n'y en a pas eu de négociations. On nous a déposé une offre finale sans possibilité d'en discuter et de faire des propositions », a déploré le président du syndicat, Georges Villeneuve.

Un conciliateur a été demandé par la direction alors que les offres finales ont été déposées. Le syndicat a demandé à obtenir les chiffres de la compagnie. « Ils nous ont fait parvenir les livres de la scierie, mais ce n'est pas suffisant. Nous voulons avoir ceux de l'ensemble de la coopérative forestière, dont le secteur de la récolte forestière, afin d'avoir un portrait plus global de la situation », a exprimé pour sa part le président du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean CSN, Engelbert Cottenoir.

Les travailleurs réclament une augmentation de salaire qui se rapprocherait de ce qui est payé dans les autres scieries de la région. L'écart serait d'environ 4 $ de l'heure. Les syndiqués rencontrés sur place hier se sont dits scandalisés de l'offre d'une augmentation totale de 1 $ sur 5 ans. « C'est complètement insultant, c'est pour ça que les gens ont rejeté l'offre à 97 % », a lancé Cottenoir. Par le passé, les syndiqués avaient accepté des diminutions de salaire pour aider la coopérative qui vivait des difficultés.

C'est pour cette raison qu'ils ont voté en faveur de la grève dans une proportion de 93 %. Hier, ils ont cessé la production pendant une heure. Auparavant, deux arrêts de 30 minutes ont eu lieu. Si la direction ne donne pas signe de vie, le syndicat promet une intensification des moyens de pression.

Le syndicat est conscient que le climat forestier est difficile, par les temps qui courent, et que la coopérative peut se trouver dans une situation délicate depuis qu'elle a acheté les parts qui appartenaient à Résolu. « On saisit les enjeux. Nous, ce que nous voulons, c'est négocier. On veut s'asseoir pis en parler. Ce que nous n'avons pas pu faire parce que nous sommes dehors et eux restent de leur bord. On n'est pas à la table de négos pour régler le problème », a déclaré le président du syndicat.

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