Pas plus racistes dans la région

Haroun Bouazzi, cofondateur de l'Association des musulmans et... (Photo Le Progrès-dimanche, Mariane L. St-Gelais)

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Haroun Bouazzi, cofondateur de l'Association des musulmans et des arabes pour la laïcité au Québec et Dalila Awada, étudiante en sociologie de l'Université du Québec à Montréal, ont présenté une conférence sur l'islam et l'islamophobie.

Photo Le Progrès-dimanche, Mariane L. St-Gelais

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Des autocollants aux propos xénophobes ont été distribués, la voiture d'un Algérien a été peinturée d'un terme raciste et des affiches portant l'inscription «Saguenay ville blanche» ont été aperçues à plusieurs endroits. Malgré ces incidents survenus dans les deux dernières années et certains préjugés qui persistent, les gens en région ne sont pas plus racistes qu'à Montréal.

C'est ce que constate le cofondateur de l'Association des musulmans et des arabes pour la laïcité au Québec, Haroun Bouazzi et l'étudiante en sociologie de l'Université du Québec à Montréal, Dalila Awada, de passage à Alma et à Saguenay cette semaine. Les deux invités ont offert plusieurs conférences, dont l'une sur l'islam et l'islamophobie, présentée au Cégep de Chicoutimi, jeudi.

«Il y a une curiosité claire dans votre région. Les gens posent des questions, ils sont intéressés. Mais sinon, la situation n'est pas si différente qu'à Montréal. Le décalage est plus générationnel que géographique. Les jeunes sont extraordinaires. Ils sont déjà sensibilisés, il y a une demande de solution. Mais on a tous un "mononcle", quelque part, qui dit beaucoup de conneries», commente M. Bouazzi, interrogé par Le Quotidien.

Les deux invités rêvaient d'ailleurs depuis longtemps de rencontrer les Saguenéens et les Jeannois.

«On rêvait littéralement de ce moment. François Privé (enseignant) m'a contacté il y a quelques semaines en me demandant qu'est-ce qui pourrait me convaincre de venir à Alma pour donner une conférence. Je lui ai dit qu'il n'avait rien à faire. On voulait venir ici le plus vite possible», raconte M. Bouazzi.

Dalila Awada, qui s'est fait connaître du grand public après son passage remarqué à Tout le monde en parle, tenait à dialoguer avec les gens de la région sur les mythes et les réalités de l'islam et de l'islamophobie au Québec.

«On tenait à venir ici, car on croit beaucoup au dialogue. On voulait instaurer cette discussion dans votre région. Parce qu'on pense que le changement passe par ce dialogue», commente l'étudiante.

«Ce n'est pas la première fois qu'on se rend en région pour discuter de ce sujet. Mais je dois dire que c'est parmi les expériences les plus enrichissantes qu'il m'a été donné de vivre. L'échange a été très humain, cordial», ajoute-t-elle.

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